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Septembre
2001
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La
commission européenneet les signes de qualité
Exposé de M. Losch, membre du Cabinet de M. Fischler
lors du Congrès annuel de lANAOF
Les
appellations dorigine protégées (AOP) peuvent être
vues comme le pendant européen des AOC nationales. Les AOP et autres
indications géographiques protégées (IGP) sont définies
dans le règlement européen n° 2081 de 1992. Ce règlement
représente, ainsi que dautres textes communautaires, comme
par exemple le règlement n° 2082 de 1992 concernant les spécialités
traditionnelles et le règlement n° 2092 de 1991 relatif à
lagriculture biologique, lavant-garde de la politique de qualité
qui est devenue un pilier important de la PAC.
Cette politique répond aux besoins des consommateurs qui souhaitent
des informations fiables sur la qualité mais aussi sur lorigine
des produits alimentaires dans un marché européen de plus
en plus large. Elle bénéficie aussi aux producteurs en renforçant
la fidélité de leurs clients et en stimulant une contre-tendance
à la production anonyme pour un marché homogène qui
subit de plus en plus les pressions de la concurrence mondiale.
Protéger les productions de qualité
Le règlement AOP/IGP protège les productions dune
qualité reconnue contre toute usurpation déloyale et dans
tout le territoire de lUE. Cela implique que soient aussi protégées
toutes les traductions dans les autres langues, un facteur qui quelque
fois complique lapplication des AOP en comparaison avec les AOC
nationales. Un bon exemple est la récente discussion pour savoir
si «Parmesan» est la traduction de «Parmigiano Reggiano».
La Commission est affirmative, mais la décision finale dépend
de la Cour de Justice du Luxembourg.
De plus, la Commission vise à étendre cette protection également
pour des pays tiers, en poursuivant une approche se fondant sur le principe
de reconnaissance des systèmes de protection équivalents.
Il est évident quune procédure soigneuse et transparente,
garantissant un droit dopposition des producteurs dautres
Etats membres pendant 6 mois, est nécessaire afin de garantir que
seules les appellations qui remplissent les critères nécessaires
puissent recevoir cette large protection.
En substance, cette procédure denregistrement doit par exemple
assurer quil ny ait pas de conflit avec une marque déposée
couvrant la même appellation, bien quil soit possible dans
certains cas exceptionnels de statuer une coexistence (exemple AOP «Bière
de Bavière» et la marque «Bavaria» aux Pays-Bas).
Cette procédure doit aussi exclure lenregistrement des appellations
qui sont devenues «génériques», cest à
dire qui sont devenues des noms communs utilisés indépendamment
de lorigine du produit.
Lexemple classique est le «Hamburger»; le cas le plus
contesté est celui de «Feta», pour lequel quelques
producteurs non-grecs réclament que «Feta» soit un
nom commun sans lien nécessaire à lorigine grecque.
Nouvelle directives sur les aides des Etats à la promotion
des produits
Un autre instrument de la politique de qualité européenne
est constitué par les nouvelles lignes directrices concernant les
aides dEtats pour la promotion et la publicité des produits
agricoles et de la pêche, qui ont été adoptées
le 6 juin 2001.
Ces lignes directrices couvrent, entre autres, les labels de qualité
nationaux à partir du moment où ils reçoivent un
financement de la part dun Etat membre.
La Commission a adopté ces nouvelles lignes directrices dans le
souci daligner les anciens textes datant de 1986 aux exigences de
la politique de qualité, qui a beaucoup évolué depuis
lors.
En substance, elles visent à définir, pour la première
fois, un cadre de critères clairs pour assurer quune publicité
qui combine des messages de qualité avec des messages dorigine
sinscrive dans le principe de transparence et dinformation
des consommateurs et évite des appels «chauvins» à
lachat de produits nationaux, qui selon la jurisprudence de la Cour
de Justice constitueraient une infraction à la libre circulation
des produits en Europe.
Dans ce contexte, les lignes directrices prévoient un préjugé
favorable pour des actions publicitaires qui visent à promouvoir
des AOP déjà enregistrées.
Elles peuvent donc être considérées comme complément
important au règlement sur les AOP, tout en sintégrant
à une politique plus large de qualité renforcée.
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AOP/IGP
par catégorie de produit
|
| Fromages |
143
|
| Produits
de viande |
138
|
| Fruits/légumes/céréales |
117
|
| Matières
grasses |
66
|
| Eaux
minérales |
31
|
| Bières
|
14
|
|
AOP/IGP
par Etat membre
|
| France |
122
|
| Italie |
111
|
| Portugal
|
78 |
| Grèce
|
76 |
| Allemagne
(eaux et bières essentiellement) |
61 |
| Espagne
|
54 |
| R.U.
|
25 |
| Autriche
|
11 |
| P.B.
|
5 |
| Lux.
|
4 |
| Belgique
|
3 |
| Danemark
|
3 |
| Irlande
|
3 |
| Suède
|
2 |
| Finlande
|
1 |
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