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| Comportements des acheteurs de fromage en 1999. |
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La consommation des produits laitiers en 1997 Les produits laitiers conservent leur place au cur de l'assiette française, selon une enquête du Centre interprofessionnel de documentation et d'informations laitières (Cidil) menée auprès de 900 foyers en 1997. Presque tout le monde mange au moins une fois par semaine un produit laitier, surtout du fromage ou des ultra-frais. Que faites vous 4,7 fois par jour ? Réponse inattendue... vous mangez des produits laitiers. Avec une "part de marché" équivalente à 18,1% des dépenses alimentaires, les produits laitiers demeurent un des produits clès de notre environnement quotidien. Qu'on en juge. Le groupe le moins consommateur, représentant 14 % des Français, s'abonne quand même deux fois par jour au plaisir de manger un produit laitier. Les plus passionnées, 13 % de la population, mangent jusqu'à 9 fois par jour fromages, desserts lactés, yaourts ou crème, que ce soit pur ou dans des préparations culinaires. Un rituel immuable :
Derrière ces moyennes se cachent évidemment de fortes
disparités, dépendant de l'âge et du sexe. A l'adolescence,
la consommation de produits laitiers commence à reculer. Ce recul
intervient dès 12 ans chez les filles mais attend l'âge
de 20 ans chez les garçons. C'est après 55 ans que la
consommation de produits laitiers recommence à augmenter. Mais,
à tout âge, la consommation de produits laitiers obéit
à des règles ; le lait est bu à la maison et au
petit déjeuner, le fromage ou les ultra frais en fin de déjeuner
ou de dîner, le beurre uniquement lors d'un repas. Le fromage fait feu de tout bois :
Le Cidil a analysé plus en détail la consommation de produits
laitiers. Le fromage conserve sa place de produit fétiche de
l'univers alimentaire français. Il est consommé par 96
% des français, qui dit mieux ? Il conserve sa place de référence
du repas quotidien. Car le Français consomme du fromage dix fois
par semaine, 9,7 pour être précis, le plus souvent pour
manger du bon vieux "claquos", type camembert (24 % des actes
de consommation), ou des pâtes pressées cuites, type emmental
(16 %). Derrière ces deux vedettes, suivent le chèvre
(7 %), qui confirme sa precée de 1997 et séduit de plus
en plus les femmes et les fromages de type Cantal et Reblochon (5 %).
Puis arrive un peloton "en culottes courtes", les spécialités
Vache qui rit, Kiri, Samos (5 %), les types Caprice des Dieux (5 %)
et les mini fromages (5 %). Les Hollandais (Edam, Gouda, et Mimolette)
représentent 4 % des actes de consommation, devant les Boursin
et Saint Moret (4 %), le Roquefort (4 %), le Brie (3 %) et les Saint
Paulin, Bonbel, Port Salut (4 %). Le lait plie sous la mitraille : Le lait liquide demeure bien ancré dans les habitudes alimentaires des Français ; 80 % d'entre eux en boivent au moins une fois par semaine et en moyenne 6,4 fois. Un français sur trois en boit au moins une fois par jour. Toutefois, le lait liquide perd du terrain, victime de la simplification de l'alimentation et de la montée des consommations hors domicile. Sa forteresse est le petit déjeuner. Là, il continue à défier l'époque. Trois fois sur quatre, quand on boit du lait c'est au réveil. Mais, un individu sur quatre en boit aussi au goûter. Les enfants préfèrent le lait froid, les adultes le boivent principalement en mélange chaud, sur thé et café, mais en quantité bien moindre. Au cours de l'adolescence, sa consommation diminue de moitié en volume ! le lait chaud (67 % des actes de consommation) souffre en outre de la consommation des céréales au petit déjeuner. Pourrait-il contre-attaquer hors foyer ? Peu probable. Pour l'instant, il ne perce pas auprès des jeunes adeptes de produits "déambulatoires", malgrè ses qualité de modernité. Sa place est moins menacée dans les recettes. Près de 86 % des foyers l'utilisent en cuisine. Les desserts (25 % de ces utilisations). Les purées (23 %), les plats gratinés (16 %) représentent le tiercé gagnants du lait en cuisine, devant les sauces hors salade (9 %), les potages (11 %) et des tartes salées (6 %). La présence d'enfants influe sur la fréquence d'utilisation du lait en cuisine. Ainsi, les foyers où les parents sont âgés de 36 à 45 ans utilisent près d'un litre de lait par semaine en cuisine. Le beurre tient bon :
Le déclin des achats de beurre, irrésitible depuis une
dizaine d'années, continue, légèrement compensé
par une progression de son utilisation dans l'industrie agro-alimentaire.
Consommé par 78 % des Français au moins une fois par semaine,
5,3 fois en moyenne, il demeure la matière grasse de référence.
La consommation de beurre est plus masculine, même si les hommes
freinent leur consommation après 50 ans par crainte du cholestérol.
Toutefois, la consommation de beurre se remet à progresser après
soixante ans. Elle est très différenciée selon
le sexe et l'âge. Le beurre est encore peu installé chez
les jeunes. Les Français en consomment à tout les repas,
surtout aux deux repas principaux où il a progressé ces
trois dernières années. Sa présence au petit déjeuner
et au goûter décline, en raison de la concurrence des autres
produits destinés aux enfants. La consommation de beurre est
stable et représente près des trois quarts des consommations
de matières grasses hors huiles. Certes, la margarine progresse,
avec 18 % des occasions de consommations, contre 15 % en 1994, mais
les matières grasses allégées reculent à
10 %, contre 15 % en 1991. L'ultra frais en première ligne :
La crème a le vent en poupe. C'est le produit laitier dont le
nombre de consommateurs augmente le plus depuis le début des
années 90. Plus de 40 % des Français en consomment à
titre individuel au moins une fois par semaine, essentiellement comme
ingrédient dans des plats préparés à la
maison. En effet, 84 % des foyers utilisent de la crème en cuisine,
à hauteur d'un quart de litre par semaine, surtout dans les plats
gratinés au four (17 % des occasions), les sauces (11 %) ou les
potages (17 %). La quasi totalité de la consommation de crème
est concentrée sur les deux repas principaux, à égalité
entre le déjeuner et le dîner. Les consommateurs sont plus
souvent des femmes que des hommes. |