Consommation :
La consommation des produits laitiers en 1999 : Tendances
Comportements des acheteurs de fromage en 1999.
La consommation des produits laitiers en 1998
La consommation des produits laitiers en 1997

 

La consommation
des produits laitiers en 1999 : Tendances.

Les produits frais, les marques de distributeurs (MDD) et le hard discount (HD) ont tiré la consommation des ménages en 1999. Les produits laitiers connaissent des évolutions diverses, constate Secodip.
Les achats de produits alimentaires de grande consommation et de produits frais en libre service, tous circuits de distribution confondus, ont progressé de 1,9% en valeur en 1999. Les ventes de produits laitiers affichent, comme les boissons, un modeste + 1%. Une moyenne qui dissimule en fait une grande hétérogénéité. Trois produits connaissent une forme olympique : les yaourts 0% (+ 31%), les probiotiques (+ 24%), les yaourts non blancs hors 0% (+ 21%). A l'inverse, les yaourts à boire et autres milk shakes trébuchent (- 11%).
Les autres familles de produits laitiers évoluent dans une fourchette très nettement resserrée. La margarine (+ 5%) et les matières grasses allégées (+ 2,6%) prennent l'avantage sur le beurre (- 2,9%) ; la crème UHT (+ 1,3%) se défend mieux que la crème fraîche (- 2%) ; même chose pour les laits de consommation (UHT : + 0,9%, frais : - 4,1%) ; les desserts frais (+ 5,8%) font de l'ombre aux petits suisses (+ 0,6%). Les fromages se vendent plutôt bien (+ 3,4% en valeur), sauf à la coupe (- 7%). En tête du palmarès 1999, les fromages frais salés (+ 4,4%), les fromages fondus (+ 4,4%), les pâtes douces (+ 4,1%), les pâtes persillées (+ 3,2%) et les fromages frais (+ 3,1%). Les autres spécialités, qui représentent l'essentiel des tonnages, s'en tirent moins bien : pâtes pressées cuites (+ 0,1%) , pâtes pressées non cuites (- 0,2%), fromages de chèvre (- 0,7%), pâtes molles (- 2,3%).
Les supermarchés (37,6%) et les hypermarchés (49,5%) assurent toujours l'essentiel des ventes de fromages, mais ils abandonnent en un an 1,1% de part de marché au hard discount (11%). Celui-ci, qui réalise désormais 9% du total des ventes de produits alimentaires, reste moteur de croissance pour de nombreux rayons. C'est le cas, notamment, pour les fromages en libre service (10,7% de part de marché, soit un gain de 10,1% en an) et la crémerie (9,4% de part de marché, soit +6,6%). Le hard discount accroît son recrutement dans les classes sociales modestes et moyennes-inférieures, les familles de quatre personnes et plus et les moins de 49 ans. Les grandes surfaces "traditionnelles" entendent-elles combattre le hard discount sur son propre terrain ? Toujours est-il que le poids des marques de distributeurs dans leur panier alimentaire s'accroît à nouveau en 1999 : il passe de 23% à 24,7% dans les supermarchés et de 18,4% à 19,5% dans les hypermarchés.
D'après Secodip : "Conjoncture alimentaire - annuel décalé au 3e trimestre 99" Réunion Cidil du 11 janvier 2000.

Grande et moyenne surface une concentration "galopante"
Avant le regroupement Carrefour Promodès qui réalise environ 27% des ventes alimentaires, le leader ship revenait au groupe Leclerc avec une part de marché tous circuits de distribution confondus, de 15,2%. Il devançait Intermarché (13,3%) qui semble souffrir plus que d'autres de la concurrence du hard discount, Carrefour (10,8% avant la reprise de Promodès), Auchan (10%). Les autres enseignes (Système U, Continent, Champion, Géant, etc) détenaient au plus 6% de part de marché chacune, ce qui les situaient, individuellement, derrière le hard discount pris globalement.