Consommation :
La consommation des produits laitiers en 1999 : Tendances
Comportements des acheteurs de fromage en 1999.
La consommation des produits laitiers en 1998
La consommation des produits laitiers en 1997

 

Le Comportement des acheteurs de fromages : une France plurielle
Un panier de fromages sur deux réduit à une variété ; un plateau plus complet à l'Est qu'à l'Ouest ; une diversification des achats qui conduit tout droit au rayon coupe : quelques enseignements d'une nouvelle étude Secodip.
Pour les besoins de la cause, ConsoScan de Sécodip a examiné 223 000 actes d'achat de fromages entre octobre 1998 et septembre 1999. Première tâche, ouvrir les paniers pour voir ce qu'ils renferment. Et là, que constate-t-on ? Que trois fois sur quatre, le consommateur achète au plus deux variétés différentes de fromages : une variété dans 48% des paniers, deux variétés dans 25% des paniers, trois variétés dans 14% des paniers, quatre variétés dans 7% des paniers et cinq variétés et plus dans 6% des paniers.
Si l'on examine, dans un deuxième temps, les spécialités achetées, on constate qu'il n'y a pas d'achat type. Toutefois, six fromages apparaissent comme des "fonds de caddy", que 'lon retrouve dans 13 à 25% des paniers. Il s'agit de l'emmental râpé (24,8%), du camembert non AOC (21,5%), des fondus (14,89%), des autres fromages à croûte fleurie non AOC (14,8%), de l'emmental (14,6%) et du coulommiers (12,7%). Les spécialités locales constituent parfois un élément de base du panier dans la région de production : c'est le cas des tommes dans le centre-est et des brebis Pyrénées dans le sud-ouest. Dans le nord, l'Edam, le Gouda ou la Mimolette arrivent à se substituer au "fond de caddy".

Sur l'année, le nombre moyen de variétés achetées s'établit à 17,4 pour une fréquence d'achat de 42,1 paniers. En fait, l'enquête révèle une France coupée en deux sur le plan géographique, de la taille des familles et du niveau des revenus. La diversité et la quantité des achats se situent à l'est plutôt qu'à l'ouest, parmi les familles nombreuses et les plus aisées. Au final, Secodip identifie cinq groupes :

- les "désinvestis" (12,8% des acheteurs) ont acheté 1 à 8 variétés sur l'année. On les trouve plutôt dans l'ouest et le centre ouest, la région parisienne, parmi les personnes seules de moins de 35 ans de toute condition sociale. Moins d'un tiers d'entre eux, contre une moyenne générale de deux tiers ont effectué au moins un achat à la coupe dans l'année ;

- Les "pratiques" (17% des acheteurs) ont acheté 9 à 12 variétés de fromages différentes. Ils se recrutent au nord, à l'ouest et au sud-ouest, parmi les moins de 35 ans et les plus de 65 ans. Ce sont des hommes ou des femmes seules installés dans des grandes agglomérations et des petites villes, disposant de revenus modestes à moyens inférieurs ;

- Les "petits foyers séniors" (19,5% des acheteurs) ont acheté 13 à 16 variétés dans l'année. Ce sont plutôt des femmes seules ou des séniors de plus de 50 ans, résidant dans les villes petites et moyennes de l'ouest et du sud-ouest, et disposant de revenus modestes à moyens inférieurs ;

- Les "familiaux moyens" (25,2% des acheteurs) ont acheté 17 à 22 variétés dans l'année. Ils sont sur-représenté parmi les 35/49 ans, les foyers de plus de deux personnes résidant dans le sud-est, le centre-est et l'est, et disposant de revenus moyens ;

- Les "familiaux aisés" (25,5% des acheteurs) ont acheté 23 à 54 variétés différentes dans l'année. Ils se procurent du fromage plus d'une fois par semaine, dont près d'une fois sur trois à la coupe. On les trouve le plus fréquemment parmi les 35/64 ans, dans les villes moyennes de l'est et du nord. Ils appartiennent aux familles des classes moyennes supérieures à aisées comprennant plus de deux personnes.

D'après Sécodip - "Etude sur le comportement des acheteurs de fromages" - journée Cidil du 11 janvier 2000.