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Actualité
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Internationalisation
de la transformation laitière :
la fil y regarde de plus près
Depuis quelques années, linternationalisation des entreprises
et des groupes de la transformation laitière dans le monde est
un thème suivi par la Fédération Internationale
de laiterie (FIL). Ses travaux dans le domaine de léconomie
et des politiques laitières, sont menés en partenariat
avec, entre autres, la Fao et lOcde. Quand il sest agit
de concevoir lambitieux programme de Congrilait 2002 (24-27 septembre
2002 au Palais des Congrès à Paris) ce thème de
linternationalisation de la transformation laitière a,
demblée, été retenu pour lun des Symposia
qui, avec un certain nombre de Conférences, structureront ce
Congrès Fil dont la précédente édition française
remonte à 1978. Dans cette perspective, une première série
de réflexions et de travaux ont été menés
en 2000 et présentés lors du Sommet Laitier Mondial Fil
de Dresden en septembre dernier. Ils ont, depuis, été
publiés sous la forme de deux Bulletins Fil intitulés
respectivement Structural Change in the Dairy Sector) (1) et The
Global Dairy Industry today (2). Le premier de ces deux Bulletins
présente des études de cas réalisées par
des universitaires concernant les États-Unis, lAllemagne,
la France, la Pologne, le Canada, lIrlande. Dautres études
de ce type sont programmées, concernant par exemple lAustralie.
Partout, sauf pour un temps en Pologne, et pour les raisons que lon
sait, le nombre dentreprises dune part, dateliers
ou dusines dautre part, est en réduction sensible.
De 1983 à 1998, en quinze ans, le nombre dentreprises a,
selon les cas, diminué de 25 % à 50 %. Pour ce qui est
des ateliers et des usines, les évolutions sont contrastées
en fonction des produits. A lexception notable des Pays-Bas, le
poids des coopératives a diminué dans les six autres pays
durant ces quinze années. Ceci étant, dans la plupart
des cas, elles se sont restructurées et se lancent, elles aussi,
dans linternationalisation, en particulier en Europe. Les universitaires
auteurs de ces travaux soulignent que les théories de linternationalisation
ne sont guère opérationnelles dans le cas de lindustrie
laitière. Le champ des investigations reste donc largement ouvert...
En Europe, plus de quinze ans de maîtrise de la production ont
évidemment eu un effet restructurant et internationalisant
important, même si celui-ci sest manifesté beaucoup
plus tôt dans certains Etats-membres (dont la France) que dans
dautres (dont lAllemagne). Le second Bulletin présente
une photographie de la transformation laitière dans les grandes
régions du monde. La photo a été prise au printemps
2000. On y souligne que dans certaines régions du monde la situation
évolue à un rythme de plus en plus accéléré,
ce que viennent par exemple confirmer les événements en
Nouvelle-Zélande et en Australie depuis quelques mois, et dont
ont pourra prendre la mesure lors du prochain Sommet Laitier Mondial
Fil qui aura lieu à Auckland du 28 octobre au 2 novembre prochains.
Une première réflexion, en cours dapprofondissement,
est entamée sur les concepts de régionalisation et de
globalisation. Par ailleurs, dans le cadre de Cniel Export, la Maison
du lait a commandé au Cfce une étude sur ce thème,
dont la phase en cours concerne létablissement, dans un
cadre pré-établi, de monographies de groupes laitiers
français, européens, non-européens, internationale.
Cest pourquoi le Cfce a été associé à
la préparation du Symposium de Congrilait 2002. Il en va de même
de Rabobank International puis publie régulièrement des
études concernant souvent, directement ou indirectement, le secteur
laitier. La dernière en date, publiée le 22 février
2001, sintitule Dairy Companies in the European Union -
Facts and Figures, Changes and Challenges (3). Nous en avons extrait
le tableau des 40 premières entreprises laitières de lUe
à laune de la quantité de lait quelles transforment
. Si jusquà présent en termes dinternationalisation,
voire de globalisation, lindustrie laitière nétait
pas parmi les pionniers, tant au sein de lindustrie en général,
que de lindustrie alimentaire en particulier, certaines évolutions
en cours semblent de nature à remettre en cause cette constatation.
Il ressort ainsi des premières réflexions du Cfce que
linternationalisation des entreprises et des groupes de la transformation
laitière sopère plus en fonction de la recherche
de marchés solvables pour les produits laitiers que de la recherche
de lait matière première bon marché. Mais à
ce stade reste à prendre en compte lidée que lon
se fait de ce que représentera demain ou après-demain,
pour la matière première lait, le débouché
food-service et ingrédients, au sens large du terme. Aux Etats-Unis
certains experts expliquent lessentiel de lécart
persistant, et à certains égards croissant, entre le prix
du lait payé aux producteurs et celui des pgc laitiers payé
par le conservateur par la place considérable quoccupent
déjà outre-Atlantique le secteur food-service et ingrédients,
un marché où la concurrence bat son plein qui ne brille
pas par sa transparence : il nempêche que ces débouchés
augmentent régulièrement. Le mécanisme de fixation
du prix du lait aux États-Unis est dune inextricables complexité.
Les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, saccusent
mutuellement de conserver lessentiel de la marge en
matière de pgc.
- Rendez-vous au Palais des Congrès, à Paris, du 24 au
27 septembre 2002. Pour ceux dentre vous qui souhaiteraient, dici
là, travailler le sujet, voici comment se procurer les trois
Bulletins mentionnés précédemment.
| - |
Lait
transformé dans lUe
|
- |
Lait
transformé dans lUe
|
|
1
|
Arla
Food (Denmark/Sweden
|
7,1
|
21
|
Ebro-Puleva
(Spain)
|
1
|
|
2
|
Lactalis
(France)
|
6,54
|
22
|
Berglandmilch
(Austrai)
|
920
|
|
3
|
FrieslandCobercoDF
(Netherlands)
|
5,9
|
23
|
3A
(France)
|
900
|
|
4
|
Campina
Melkunie (Netherlands)
|
4,7
|
24
|
Dairygold
(Ireland)
|
868
|
|
5
|
Nordmilch
(Germany)
|
4,482
|
25
|
Omira/Neub
(Germany)
|
850
|
|
6
|
Bongrain
(France)
|
3,7
|
26
|
Hochwald-Eifelperle
(Germany)
|
850
|
|
7
|
Dairy
Crest (Great Britain)
|
3,1
|
27
|
Capsa
(Spain)
|
806
|
|
8
|
Nestlé
(Switzerland)
|
2,8
|
28
|
Eurial
(France)
|
800
|
|
9
|
Humana
Milchunion (Germany)
|
2,536
|
29
|
R.
Wiseman (Great Britain)
|
780
|
|
10
|
Sodiaal
(France)
|
2,4
|
30
|
Wessanen
(Netherlands)
|
751
|
|
11
|
Glanbia
(Ireland)
|
2,15
|
31
|
Galbani
(Italy)
|
750
|
|
12
|
Danone
(France)
|
2,15
|
32
|
BMI/BMU
(Germany)
|
736
|
|
13
|
Expresse
Dairyies (Great Britain)
|
2,1
|
33
|
Belgomilk
(Belgium)
|
700
|
|
14
|
Entremont
(France)
|
1,9
|
34
|
Unicopa
(France)
|
700
|
|
15
|
Valio
(Finland)
|
1,66
|
35
|
ACC
(Great Britain)
|
700
|
|
16
|
Laïta
(France)
|
1,65
|
36
|
Goldstreig
(Germany)
|
600
|
|
17
|
Aloïs
Müller (Germany)
|
1,517
|
37
|
Golden
Vale (Ireland)
|
590
|
|
18
|
Parmalat
(Italy)
|
1,27
|
38
|
D.O.C.
(Netherlands)
|
580
|
|
19
|
Lactogal
(Portugal)
|
1,1
|
39
|
Milchunion
Hocheiffel (Germany)
|
570
|
|
20
|
Fromageries
Bel (France)
|
1
|
40
|
Hansa
Milch (Germany)
|
569
|
*
Kraft Foods exclue par manque de données utilisables
Sources : IDF / European Dairy Magazine / Rabobank Internationa, 2001
Retour sur les rencontres du fromage fermier
a carmejane ! (octobre 2000)
Le jeudi 5 octobre, le Centre Fromager de Carmaje fêtait ses 10
ans dactivité lors de la première des Rencontres
du Fromage Fermier.
Cette journée, organisée avec la FRECAP, a rassemblé
éleveurs, techniciens et institutionnels de France et même
de létranger (Argentine, Norvège, Canada...). Elle
devait faciliter les échanges, valoriser les partenariats dans
un soucis de défense collective du métier de fromager
fermier et de son savoir-faire, le tout dans une atmosphère conviviale.
Pour cela, le matin fut consacré à plusieurs ateliers
dont les thèmes reprenaient certains travaux du centre depuis
dix ans. Après le savoir, les saveurs ! Le repas, fermier bien
entendu, connut un succès avec plus de 150 convives. Laprès-midi
fut consacré aux saveurs et au savoir autour dune table
ronde de spécialistes sur les atouts du fromage au lait cru.
Tout au long de la journée, plus de 60 personnes ont pu visiter
les lieux et sinformer sur les origines et la finalité
du centre fromager après déjà dix ans dactivité.
- Les ateliers : entre réglementation et quotidien fromager,
transmission dun savoir technique.
Cinq thèmes furent proposés. Chaque participant a pu suivre
deux thèmes de son choix. Le principe de chaque atelier était
dassocier les savoirs et expériences dun technicien,
dun expert et dun éleveur. De nombreux échanges
avec la salle ont permis détablir des débats entre
producteurs et experts. La formule, basée sur un petit nombre
de participants, favorise les échanges et fut très appréciée.
Les thèmes abordés étaient :
- De la connaissance des savoir-faire à la caractérisation
dun fromage : le Banon. Ce fromage traditionnel
de la région PACA alimente les débats régionaux
actuels. En effets, il est en phase terminale dAOC. Hélène
TORMO, responsable des formations et de lexpérimentation
au centre, Joël CORBON, éleveur et président du syndicat
Banon, Christophe GUILLARD, chargé détude à
Carmejane, ont commenté les différentes étapes
de cette longue aventure.
- Locaux de transformation, fonctionnalité, innovation
et réglementation
Après avoir discuté des avantages et des inconvénients
de la mise aux normes des locaux de transformation avec Frédérique
MALLET, éleveuse, Patrick ANGLADE, technicien fromager de Carmejane,
a décrit avec Eliane et Pierre PRADIER, éleveurs, leur
démarche innovante : la fromagerie mobile...
- La réglementation européenne et limpact
sur les ateliers fromagers fermiers
Brigitte CORDIER, productrice, Mylène MAUREL, directrice du centre
et animatrice FRECAP, ainsi que Robert ARNAUD, responsable FNEC, ont
débattu sur lévolution de la réglementation
et les difficultés rencontrées sur le terrain. Ils ont
conclu sur les perspectives à venir avec notamment la parution
prochaine du Guide des Bonnes Pratiques dHygiène des productions
fermières laitières.
Guido TALONE, de linstitut Moretta en Italie, a témoigné
de limpact de la réglementation sur les petits ateliers
italiens.
- Cabricime - Cabrichon - Cabriclette, naissance dune
gamme collective de fromages fermiers. Monique Raquet,
productrice, Patrick ANGLADE, Stéphane NEYRAT, du SUACI Alpes
du Nord, ont retracé lorigine et les enjeux de cette gamme
de fromages de chèvre de montagne. Ils ont évoqué
toute la démarche de mise en place technique, commerciale et
partenariale nécessaire à la réalisation de cette
gamme régionale de fromages.
- Laccident du poil de chat : connaître, détecter
et agir efficacement et durablement contre ce défaut de fromagerie.
Murielle POULET, stagiaire au centre, Hélène TORMO et
Paul LE MENS, de linstitut de lélevage, ont transmis
les résultats de létude menée à ce
sujet depuis deux ans au centre. Brigitte CORBON, éleveuse ayant
participé à létude, nous a apporté
son témoignage. Les documents réalisés pour chaque
atelier sont disponibles au centre fromager, nhésitez pas
!
Le repas fermier : les papilles font de la résistance...
Après les ateliers, un apéritif composé de spécialités
régionales précisait lheure convoitée du
repas fermier régional. Ce repas convivial, préparé
par lAssociation Régionale des Elevages dAlpes Provence,
fut loccasion de découvrir des recettes culinaires à
base de fromages régionaux comme la charlotte aux courgettes
et fromage de chèvre, des salades tomates basilic fromage, des
canapés à base daubergine et de fromage, variation
de chèvres chauds avec sa confiture doignons... on ne sen
lasse pas ! Fromage ou dessert : pourquoi pas les deux ! Lheure
du fromage fut loccasion de contempler et déguster un vaste
plateau de fromages régionaux et italiens, ainsi que le fromage
anniversaire des 10 ans du centre. Beau bébé dune
vingtaine de kilos, cette pâte pressée non cuite fut fabriquée
à partir de 180 litres des trois laits (vache, chèvre
et brebis). Toute léquipe du centre a mis les mains à
la pâte ! Une brousse du Rove accompagnée de miel concluait
le repas.
La table ronde : entre saveurs et santé, le savoir passe
par la contre attaque du lait cru sur le champ scientifique...
Laprès midi fut consacré à une table ronde
dont le thème était : Saveurs et santé :
un débat pour les fromages au lait cru. Pour cela, cinq
spécialistes sont intervenus pour éclairer le débat
et permettre létablissement dun dialogue avec la
salle.
Le poids du cru...
Jean Claude Le Jaouen, rédacteur à la Chèvre, entame
la table ronde en rappelant que le fromage au lait cru a un impact économique
réel et que, par conséquent, il est nécessaire,
dapporter un soin particulier à la définition et
à létiquetage des produits au lait cru pour une
reconnaissance lisible par le consommateur. (voir Lait cru
: réglementation et poids économique)
|
Lait
cru : réglementation et poids économique... *
|
Définition réglementaire du lait cru (art2 - Directive
CEE 92/46) : Lait non chauffé au-delà de 40 ¡C (donc
ni pasteurisé ni thermisé) et nÕayant subi aucun traitement
équivalent à la pasteurisation (microfiltration, irradiation,
compression...). L'étiquetage "fromage au lait cru"
se prête uniquement aux fromages fabriqués intégralement
au lait cru.
Quelques chiffres sur la filière fromage au lait cru.
700 000 tonnes en Europe dont : 240 000 t en Italie 210 000 t en
France Les 2/3 des 170 000 tonnes de fromages AOC sont au lait cru.
Les 12 000 fromages fermiers de France (vaches, chèvres,
brebis) fabriquent traditionnellement au lait cru. Sur les 70 000
tonnes de fromages de chèvre produites dans notre pays, plus
de 40 % le sont avec du lait cru.
|
Lait cru : expression du terroir et dun savoir-faire...
Françoise BERODIER du comité interprofessionnel du Comté
à démontré, après presque dix ans létude
sur le Comté, que le lait cru assure lancrage du fromage
à son terroir. En effet, en amont, les flores naturelles des
prairies, la microflore naturelle du lait, les conditions pédo-climatiques
locales font la spécificité de chaque lait cru. Ensuite,
le savoir-faire du producteur exprime la richesse exceptionnelle
car unique de son lait cru.
Au final, la diversité gustative des fromages au lait cru, lié
au terroir et aux hommes, constitue la richesse de cette filière
alternative à la standardisation des goûts et des identités.
La contre-attaque du lait cru !...
Jean Jacques BRET, membre du comité plénier lait cru animé
par Monsieur RIPAUD (DGAL), prend le relais en rappelant que la finalité
de la défense du lait cru est de conserver une vie sociale dans
les massifs et territoires où la perte de savoirs traditionnels
se multiplie. Lenjeu est de taille et concerne les générations
de demain. Il insiste ensuite sur lindispensable solidarité
qui doit motiver tous les acteurs de la filière lait cru car
le producteur individuel engage tout le collectif de producteurs. Quels
sont les atouts du fromage ... au lait cru ? A cette question, le comité
plénier lait cru, composé de scientifiques, de médecins
et nutritionnistes de renommée nationale et internationale, y
travaille depuis déjà dix ans. Ainsi, plusieurs pistes
ont pu être dégagées et feront lobjet dun
programme de recherche pluridisciplinaire européen. La recherche
devrait porter principalement sur un éventuel effet probiotique
de certaines microflores spécifiques du lait cru ainsi que sur
un probable pouvoir immunisant. Ainsi, avec de solides car
scientifiques arguments, la filière lait cru pourra asseoir non
plus une éternelle défense mais une réelle promotion
de ses produits. En effet, il paraît que la consommation
de fromage au lait cru a des effets positifs sur la santé, mais
nous ne sommes pas en mesure de le prouver scientifiquement. On laisse
ainsi le champ scientifique à ceux qui veulent nous tuer. La
défense seule est insuffisante, il faut organiser la contre-attaque
du lait cru et prouver que le lait cru est bon pour la santé.
Le consommateur : entre réglementation et plaisir...
Quen pense le consommateur ? En cette époque de suspicion
et de rumeur, lélocution de Christine ENJALBERT, de lunion
régionale de la confédération Consommation
Logement et Cadre de Vie, fut rassurante. Nous avons mené
une enquête auprès de 1000 consommateurs, nous pouvons
affirmer que les Français sont très attachés aux
fromages au lait cru, exprimant ainsi leur souci de défense du
patrimoine et un respect du terroir. En 98, une étude concluait
à cette même défense, les problèmes de Listéria
nont pas modifié les résultats des études.
En effet, les consommateurs restent conscients de certains risques,
le risque zéro nexiste pas. Ils refusent le tout aseptique
pour conserver le plaisir. Ils souhaitent être informés
sur ce quils mangent et désirent plus dinformations
dès lamont de la fabrication : que mangent les bêtes
que nous mangeons ? Lorganisation croissante de la filière
avec notamment la création de Guide de Bonnes Pratiques chez
les producteurs transformateurs fermiers est appréciée
positivement par les consommateurs. Au-delà du plaisir, des hommes
et des générations de demain...Nicette Aubert, représentante
du conseil régional PACA, a conclu la table ronde dabord
en constatant que largent public a été bien
utilisé dans ce centre et trouve un sens dans les débats
actuels. Elle abonde ensuite dans le sens des scientifiques pour
démarquer la filière lait cru en semparant du champ
scientifique. Elle rapproche ensuite le plaisir de déguster à
lindispensable défense du lait cru et des hommes qui perpétuent
la tradition et entretiennent une vie sociale dans nos territoires.
La notion de plaisir est aussi importante et nous renvoie à
un patrimoine culturel qui fait notre spécificité. Je
souhaite défendre un type dagriculture fermière
et familiale, pour maintenir des hommes sur nos territoires. En
attendant la contre attaque du fromage au lait cru, conservons donc
le plaisir de fabriquer et de déguster ces perles de la vie car
cest bien de là que salimente la source des convictions
qui anime cette filière authentique et vraie.
Sympa, pro et bon !
Peut-on récolter plus beau compliment après cette journée
mémorable ? Une feuille dévaluation nous a permis
de juger de la satisfaction des participants. Des ateliers à
la table ronde en passant par les visites et le repas, tous furent satisfaits
voire très satisfaits. Lambiance était à
la fête. Entre saveurs et savoir, le plaisir était présent.
De la maîtrise du Mucor à la contre attaque du lait cru
en passant par le plaisir en bouche, cette journée sest
bien inscrite sous le signe de léchange, de la solidarité
et de la convivialité autour dune filière lait cru
organisée et authentique. Pour ceux qui ne furent pas entièrement
satisfaits, le centre fromager et la FRECAP tenteront de fermier
pour la seconde des Rencontres du Fromage Fermier dans deux ans...
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Participants
: plus de 200 personnes
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54
producteurs (39 de PACA, 8 hors région, 7 de Norvège,
Argentine, Canada, Italie)
40 techniciens de toutes régions de France
Les organismes oeuvrant dans le secteur fromager représentés
:
ITFF, ITPLC, CTF de Sancerre, Pôle AOC Massif Central,
SICA CREOM, PEP caprin et ferme expérimentale du Pradel,
Syndicat du Chevrotin, Comité Interprofessionnel du Comté,
AVDPL, Institut de lélevage, CIRVAL, Alliance pastorale,
INAO, SUACI Alpes du Nord, FRGDS PACA, CERPAM, C.R.A. PACA, Institut
de Moretta etc... et bien entendu le centre fromager de Carmejane
et FRECAP
Les institutions publiques représentées :
Le Conseil Régional PACA, le conseil général
04 et 38, la DATAR, le lycée agricole et le CFPPA de Carmejane.
Notons également la présence des DSV 04 et 83, ainsi
que celle de 6 journalistes (France Agricole, La chèvre,
La Provence, lAgriculteur Provençal, le Vaucluse agricole
et la chaîne demain.
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