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Janvier
- Février 2002
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Le
Comté Bio de Marcel Petite
Le bio ne sarrête pas à la production du lait. En
témoignent les fromageries Marcel Petite, qui dans le Doubs et
le Jura sont pionnières dans laffinage du Comté bio.
Goûtez-la : cest une lamelle de fromage blond, cuit et pressé.
Soyez dabord attentif à lélasticité de
la pâte en la cassant, puis à sa fermeté en bouche,
à son onctuosité, sa solubilité. Et que diriez-vous
de son amertume ? Plutôt endive ou chicorée ? De ses arômes
torréfiés ? Noisette ou café ? La dégustation
du comté est un cérémonial que lon peut surprendre
à tout moment dans les caves daffinage Marcel Petite, dans
le Haut-Doubs, où vieillissent plus de 100 000 meules de fromage
dont 15 000 issues de lagriculture biologique. Car cest par
la volonté et lintuition de ce fabricant, puis négociant
de comté, que le produit sest ancré dans la qualité
tout en défrichant les promesses dune production et dune
transformation biologique. Le comté est une histoire de territoire
: la fruitière, atelier de fabrication où les producteurs
organisés en coopérative livrent chaque jour le lait, fut
longtemps un pilier de la vie locale (1 000 fruitières dans le
Doubs et le Jura en 1930). A la fin des années 60, Marcel Petite
a le pressentiment que lindustrialisation de lagriculture
qui se profile, avec préconisation dune fertilisation intensive
(il est aussi question de regrouper les fruitières en centrale)
menace le caractère des fromages et leur diversité. Il découvre
alors lagriculture biologique et voit dans cette pratique un moyen
dempêcher les dérives. La rencontre avec Claude Aubert,
ingénieur agronome, membre de lassociation Nature et progrès
et Hubert Germain, vétérinaire, va entraîner en 1973
la conversion dune première fruitière et en 1976 la
rédaction du premier cahier des charges de la production laitière
biologique.
Une nouvelle fruitière, estampillée bio
Aujourdhui, sept fruitières sont converties à lagriculture
biologique et lentreprise Marcel Petite affine 450 tonnes de comté
bio par an (sur un total de 5 000 tonnes de fromage). Lévolution
positive du comté a été stimulée par le bio,
estime Guy Reynard, responsable qualité de lentreprise. Ainsi
lappellation dorigine contrôlée (attribuée
au gruyère de Comté en 1956 et à la dénomination
comté en 1976) a formalisé en 1994 dans son cahier des charges
les 25 km de distance maximale admise entre chaque producteur et la fromagerie
de livraison. Surtout, cest en mode biologique que sest créée
en 1999 une nouvelle fruitière, une gageure puisque dans les années
80 et 90, 100 fromageries (sur 300) ont fermé leur porte en Franche-Comté.
Tout a commencé par la conviction de deux agriculteurs qui ont
dabord converti leur production de céréales, il y
a presque 18 ans : Cétait dautant plus fou,
témoigne Bernard Roch, que cette plaine du Val dAmour
est le domaine des productions intensives, type maïs. A contre
courant, ils livrent leur lait dans une fruitière non estampillée
biologique. Rejoints par quatre autres producteurs, ils forment une coopérative
en 1996. Enfin, soutenus par les fromageries Petite, mais aussi par les
collectivités territoriales, ils optent pour la construction dun
nouveau bâtiment, avec le concours dun architecte adepte de
géobiologie qui leur concocte une bâtisse circulaire basée
sur la transparence. Budget : 4,3 millions (dont 1,8 de subventions).
La coopérative transforme aujourdhui 1 million de litres
de lait et a produit sur trois ans 98 % de comté extra (plus de
15/20 aux différents tests), qualification nécessaire pour
être commercialisé sous létiquette biologique.
Le fromage est livré en blanc (un mois après
transformation) aux fromageries Petite et redistribué sur une moyenne
mensuelle, à laquelle sajoute une prime bio. A ce niveau
de la fabrication, la seule contrainte spécifique au bio est lutilisation
de sel de mer brut, sans anti agglomérants. Notre démarche
nétait pas un choix économique au départ,
raconte Bernard Roch, cétait un pari sur la durée
qui est devenu réalité grâce à la passion dun
groupe.
On sait ce que mangent les gens...
Claude Alixant, est lun de ces producteurs passionnés.
Installé à Pagnoz sur 70 hectares (20 ha de céréales)
avec 25 montbéliardes, il est passé au bio en 1987, pour
ne plus polluer, ça me faisait mal au ventre à chaque fois
que jutilisais des pesticides... Jai commencé sans
rien dire, le bio à lépoque était considéré
comme un retour en arrière. Sur la première terre
en conversion, il récolte 15 malheureux quintaux de blé.
Première leçon : en bio, il faut semer plus serré
! Aujourdhui apprend toujours : Le bio est une recherche par
approche, jessaie continuellement de nouvelles rotations et des
associations de graminées et de légumineuses, pour obtenir
le meilleur fourrage possible. Les résultats sont là
: 6 000 litres de lait par vache et par an (6 500 en moyenne pour les
éleveurs conventionnels) mais sans une partie des charges que sont
les engrais, le gazole, les traitements allopahiques pour les animaux...
En revanche, son engagement dans la nouvelle coopérative lui coûte
40 centimes par litre de lait. Cest un effort collectif qui
a un prix mais nous avons un outil de transformation qui nous permet de
mieux résister aux aléas du marché. Cest aussi
un lieu où lon échange. Et cest un plaisir de
suivre le produit le plus près possible de la consommation, on
sait ce que mangent les gens... Les comtés issus de lagriculture
biologique sont distribués pour lessentiel dans les réseaux
Biocoop, près de 15 % sont commercialisés en vente directe
dans les fruitières et un peu plus de 10 % partent à lexportation.
Le goût du bio ?
Le comté avait dès le départ une proximité
avec le bio, estime Guy Reynard, par les règles de
fabrication, les délais dapprovisionnement, car ce produit
a une histoire forte et une identification gustative pointue... Aujourdhui
il y a une adéquation entre lAOC et le bio. LAOC correspondant
à une obligation de résultat et le bio à une obligation
de moyens. Le Comité Interprofessionnel du gruyère
de Comté contrôle la profession en attribuant à chaque
coopérative un nombre déterminé de plaques de caséine
: la fameuse plaque verte, apposée sur chaque meule de comté,
gage de traçabilité. On ne peut pas dire quil
y a un goût spécifique du comté issu de lagriculture
biologique, les arômes de chaque fromage sont plutôt liés
à un territoire et à la qualité dintervention
des différents partenaires : éleveurs, fromager, affineur...,
conclut Guy Reynard. Pour être fixé, le plus simple est den
reprendre une petite lamelle : alors, café ou noisette ?
Texte
: Maryline Trassard (BIMA)
Espagne
: les fromages de Castilla y León
La grande variété des fromages de Castille et León
permet de les classer daprès leur origine ou la matière
première qui sert à les élaborer, ce sont les :
Fromages purs de brebis, de vache ou de chèvre.
Fromages mélangés, élaboré au lait
de vache, de chèvre et de brebis dans des proportions qui varient
en fonction des fabricants pour chaque type de lait.
Fromages frais. Les variétés les plus représentatives
sont le :
Queso castellano Fromage de Castille. Il est produit dans toute
la communauté autonome de Castille et León et est élaboré
au lait de brebis. Il sagit dun fromage qui varie entre le
gras et lextra gras. La croûte est dure et compacte et la
pâte plus ou moins tendre suivant lâge du fromage. Les
plus jeunes fromages ont un goût suave et une texture onctueuse
; les plus vieux sont plus forts avec un goût persistant.
Queso Zamorano - fromage de Zamora (appellation dorigine).
Le fromage à appellation dorigine Queso Zamorano
est élaboré exclusivement au lait de brebis de races Churra
et Castellana. La particuliarité de ce fromage lui vient du régime
de pacage extensif des troupeaux qui détermine leur alimentation.
Cest donc avec une matière première de qualité
quil est élaboré avant de sécher et se
faire pendant au moins 100 jours. Au terme de sa maturation, il
présente une forme cylindrique à faces plates et pèse
entre 2 et 4 kg. La croûte est dure, du jaune pâle au gris
foncé, et la pâte, ferme et compacte oscille entre le blanc
et livoire. Larôme et la saveur sont bien développés,
intenses et persistants dans le palais.
Queso de Valdeón - Fromage de Valdeón (appellation
dorigine) Cette région élabore des fromages bleus
depuis plus de 2000 ans. cest de la vallée de Valdeón,
au Nord-Ouest de la province de León, dans la zone montagneuse
des Pics de lEurope, que provient ce fromage élaboré
principalement avec du lait de vache et, dans une moindre mesure, de chèvre
et de brebis. Cest un fromage à pâte bleue, à
coagulation mixte et moisissure interne. Sa pâte est molle, onctueuse,
dune couleur blanche qui jaunit facilement. Légèrement
salés, crémeux, fondants dans le palais et dune saveur
notablement persistante, les fromages de Valdeón présentent
une forme cylindrique avec des faces planes et pèsent environ 2
kg. La croûte est rugueuse et daspect grisâtre ou blanchâtre
et recouverte de feuilles de platanes ou de papier métallisé.
Fromages frais. Il sagit dun fromage élaboré
au lait pasteurisé de vache, à pâte molle et compacte,
sans yeux, de couleur blanche, laiteux, dun goût délicat
et peu salé, qui rappelle le lait qui lui sert de base. Il na
pas de croûte, présente une surface brillante. Il a, en général,
une forme cylindrique et pèse de 0,5 à 2 kg ; il est présenté
dans différents emballages. Parmi les fromages frais de Castille
et León, le plus connu est celui de Burgos.
Le
111e concours général agricole
Produits Laitiers - hall 7/1
Le concours des produits du CGA met en compétition depuis maintenant
plus dun siècle, les meilleurs produits des provinces françaises.
Plus de 14 000 échantillons de produits entrent en compétition
dans toute la France. Au terme des présélections régionales
et de la finale parisienne, plus de 3 000 produits sont médaillés
dor, dargent ou de bronze. Cette distinction garantit au consommateur
des produits qui font partie des meilleurs dans leur catégorie,
sur la base de dégustations.
Les produits concernés. Entrent en compétition :
Les vins, eaux de vie, cidres, poirés, pommeau, rhums, punchs,
produits laitiers, jus de fruits, foies gras, produits oléicoles
et nucicoles, volailles, lapins, huîtres, ufs de truites,
andouilles et truites fumées.
En savoir plus... Une sélection rigoureuse. Le Concours
Général Agricole Produits fait lobjet
dun règlement publié sous forme darrêté
ministériel et est, en France, le seul concours à offrir
aux producteurs et aux consommateurs ce type de garantie. Ce Concours
met en compétition depuis plus dun siècle (1870),
les meilleurs produits des provinces françaises. Les candidats
remplissent une demande dinscription et dès leur admission
des prélèvements déchantillons sont effectués
par des agents de lEtat : Direction Départementale de lAgriculture
et de la Forêt (DDAF) ou des agents mandatés par eux, Direction
de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes
(DGCCRF).
Comment se fait le jugement ? Les présélections,
sévères, aboutissent à nadmettre en phase finale,
que des produits dune qualité certaine. Les échantillons
présentés doivent respecter la réglementation portant
sur les produits agroalimentaires, ainsi que celle concernant les signes
officiels de qualité auxquels ces produits sont soumis (comme lAOC,
le Label Rouge, Agriculture Biologique, Certification de Conformité).
Ainsi, plus de 14 000 échantillons entrent en compétition
dans la France entière. Les jugements sont rendus par des jurés
indépendants, proposés par les différents organismes
professionnels concernés, constitués en jurys de 4 ou 5
personnes. Les produits, totalement anonymes, sont jugés sur la
base de critères organoleptiques : aspect, couleur, odeur, goût...
et ne sont pas identifiables par les jurés, experts représentant
lensemble de la filière de la production à la consommation
(producteurs et transformateurs, négociants et distributeurs, techniciens,
nologues, sommeliers, restaurateurs...).
Or, Argent ou Bronze. A lissue de la finale à Paris,
environ 3 300 produits sont médaillés dor, dargent
ou de bronze. La médaille du CGA indique que le produit fait partie
des meilleurs, dans sa catégorie, au regard de ses qualités
gustatives. Le produit médaillé au CGA garantit donc au
consommateur des qualités gustative exceptionnelles. La médaille
représentant une feuille de chêne est utilisable uniquement
pour le même type de produit que le produit primé. Tout est
mis en uvre pour assurer la traçabilité des échantillons
médaillés, le processus est contrôlé par les
services de la Direction Générale de la Concurrence, de
la Consommation et de la Répression des Fraudes, qui procèdent
également au contrôle de lutilisation des médailles.
SIA 2002 Salon International de lAgriculture - Paris Expo
- Porte de Versailles 23 février - 3 mars 2002 - 9H - 19H - nocturne
vendredi 1er mars jusquà 22h
Congrilait
2002, le congrès mondial de la filière laitière
Le rendez-vous incontournable des professionnels se tiendra à
Paris en septembre 2002. Une occasion unique pour les journalistes d'avoir
accès aux plus récentes données économiques,
scientifiques, socioculturelles et de rencontrer plus de 200 experts internationaux.
L'interprofession laitière française organise le 26è
congrès de la FIL (Fédération Internationale de Laiterie)
à Paris du 24 au 27 septembre 2002. Près de 2.000 participants,
experts scientifiques, professionnels laitiers de plus de 80 pays vont
débattre des grands thèmes d'actualité qui intéressent
aujourd'hui la filière et le consommateur pour répondre
ensemble aux défis de demain.
Congrilait 2002 : la nouveauté sous tous les angles... Congrilait
2002 fera le point sur les enjeux économiques et politiques de
la production et de la transformation laitière. Il proposera également
une lecture innovante de l'industrie laitière en ouvrant le débat
sur des problématiques de distribution, consommation, santé
et communication et en accordant une place privilégiée au
consommateur, ses habitudes alimentaires et ses goûts. La nouveauté
réside aussi dans la richesse et l'intensité du programme
: 7 thèmes de conférences, 6 symposiums construits sur des
sujets d'actualité et animés par 229 intervenants représentant
l'ensemble des continents, occupent l'équivalent de 19 journées
de réunion réparties sur les 4 jours de durée du
congrès. Des ateliers de dégustation et des expositions
seront également autant de vecteurs de découvertes et d'échange.
Chacun pourra puiser la matière nécessaire à l'amélioration
et au développement de son activité, au contact d'expériences,
de témoignages, partagés durant ces quatre jours intenses
de travail et de rencontres.
Au menu des débats :
- Comment les systèmes d'élevage s'adaptent-ils aux contraintes
environnementales, aux freins économiques et aux nouvelles exigences
des consommateurs en matière de sécurité alimentaire
?
- Quels sont les effets de la mondialisation sur les entreprises laitières
?
- Dans un contexte d'uniformisation des modes de consommation, où
en sont les diversités culturelles en matière d'alimentation
?
Quelles sont les nouvelles tendances de consommation à travers
le monde (pratiques, innovations ...) ?
- Quels sont les nouveaux axes de recherche scientifiques et nutritionnels
?
- Quels challenges pour la filière laitière au regard de
la concentration des grands groupes de distribution ?
- Comment la communication peut-elle répondre à l'évolution
des marchés et des attentes santé, qualité, sécurité
des consommateurs ?
... en France, sous le signe du Plaisir et de la Diversité Congrilait
2002 aura pour thème générique "Plaisir et Diversité",
deux concepts qui prennent tout leur relief à la lumière
de la "laiterie France". Célèbre pour la diversité
de ses produits laitiers et notamment de ses fromages, la France présentera
à travers une exposition de grande ampleur son savoir-faire et
l'évolution de sa filière à tous les professionnels
présents. Des ateliers d'éveil sensoriel ainsi qu'une exposition
présentant de la façon la plus exhaustive possible tous
les fromages français (AOC, appellations génériques
et de marques) et les 140 appellations d'origine européenne...
permettant d'explorer la richesse et la qualité gustative du patrimoine
fromager. L'échange sera ainsi le principe clé de cette
rencontre.
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