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Janvier
- Février 2002
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Création
du CNAOL
Les AOC font désormais front commun. Le projet "d'interprofession
AOC" voit le jour avec la création, au sein du CNIEL, d'une
instance représentative de l'ensemble des appellations d'origine
laitières. L'ANAOF et la FNAOC ont formé mardi 4 décembre
2001, une association dénommée "Conseil National des
Appellations d'Origine Laitière (CNAOL), en partenariat avec le
CNIEL. Le CNAOL sera l'entité détentrice de l'expression
politique conjointe de l'ANAOF et de la FNAOC, au nom de l'ensemble des
appellations. Il a pour objet :
- la défense des intérêts communs à toutes
les AOC laitières,
- la connaissance des produits et de leur marché,
- la recherche et l'expérimentation,
- la communication et la promotion des produits,
- la participation à la vie interprofessionnelle,
- la diffusion de l'information à ses adhérents.
Son Assemblée Générale se compose des deux organisations
fondatrices - ANAOF et FNAOC - chacune représentée par un
représentant permanent assisté de deux délégués
par appellation d'origine. Seul le représentant permanent détient
le droit de vote. La durée du mandat des membres délégués
est de trois ans, renouvelable. Les décisions sont prises à
l'unanimité des deux organisations représentées par
leur représentant permanent. Le CNAOL sera administré par
un Conseil d'Administration de 12 membres désignés pour
moitié par l'ANAOF et pour moitié par la FNAOC, pour un
mandat de trois ans renouvelable. Les décisions seront prises à
la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés.
Au sein du Conseil : le Bureau. Elu à la majorité absolue,
il est composé de quatre membres - un Président, un vice-président,
un secrétaire et un trésorier - élus pour trois ans
et rééligibles. La Présidence du Conseil est tournante
entre les deux organisations fondatrices à raison de mandats d'un
an. Les ressources du CNAOL sont assurés par le produit résultant
des droits d'entrée et cotisations versées par l'ANAOF et
la FNAOC ainsi que par des dons, legs, subventions... Il siégera
à la Maison du Lait et son animateur sera salarié du CNIEL.
La mise en place du CNAOL est l'aboutissement d'un grand projet qui prend
ses racines dans la loi d'orientation et qui va permettre aux appellations
de concentrer les moyens et de parler d'une seule voix, de faire prendre
en compte la démarche AOC en tant qu'outil d'orientation de la
politique agricole, de renforcer les actions de recherches et surtout
de communiquer sur le concept d'AOC qui a tellement besoin d'être
connu des consommateurs.
Un
petit pas à Doha pour les AOC laitières
Parmi les sujets les plus conflictuels de la ministérielle de l'OMC
qui s'est tenue à DOHA en novembre dernier, se trouvait l'accord
TRIPS, en français "ADPIC", pour Aspects des Droits de
Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce. Ce sujet
est crucial dans la définition des règles régissant
les échanges mondiaux. En effet, des produits protégés
dans leur pays d'origine peuvent être contrefaits dans d'autres
pays et revendus sur les mêmes marchés que ceux des produits
protégés. A DOHA, le sujet majeur à cet égard
a été celui des médicaments. Tout acheteurs de médicament
verse en effet, dans le prix qu'il paie, un droit de propriété
qui rémunère l'obtenteur. Grâce à ce droit,
l'obtenteur (qui est aujourd'hui le plus souvent une société
américaine, suisse ou européenne), finance notamment la
recherche de nouveaux médicaments. Le prix du médicament
qui en résulte s'avère trop élevé pour les
populations des pays en développement en cas de pandémie
grave. Des pays en développement (PED) - l'Argentine, l'Inde et
le Brésil - ont souhaité pouvoir produire des copies de
ces médicaments, sans verser les droits correspondants. D'autres
pays, utilisateurs, mais qui ne sont pas dotés d'une industrie
du médicament, ont également souhaité pouvoir bénéficier
de l'exemption de droits à l'achat. Cette discussion très
animée à débouché sur un accord, sous la forme
d'une déclaration rappelant un principe, déjà écrit
dans les accords TRIPS, en vertu duquel les PED pourront bénéficier
de médicaments sans droits dans certaines circonstances (articles
17 de l'accord de DOHA).
Une avancée sur les AOC Cet accord très médiatisé
a quelque peu éclipsé une autre avancée de l'accord
ADPIC, qui intéresse elle, nos AOC (article 18 de l'accord de DOHA)
: ce texte prévoit l'établissement d'un système multilatéral
de notification et d'enregistrement des indications géographiques
pour les vins et spiritueux. Il prévoit également, la poursuite
de négociations, après la prochaine ministérielle
en 2003, pour l'extension de la protection des indications géographiques
à des produits autres que vins et spiritueux. Ainsi, les AOC laitières
ont-elles un pied dans une porte, qu'il leur faudra encore ouvrir en 2003,
pour déboucher sur une reconnaissance internationale de leur protection.
Pour y parvenir, il nous faudra convaincre notamment les pays en développement,
dont certains se montrent déjà intéressés.
Il faudra aussi rester ferme comme nous l'avons été à
DOHA vis-à-vis des pays développés les plus réticents.
L'Italie, qui est très concernée par le marché du
parmesan, a été notre partenaire le plus actif à
DOHA.
A
la rencontre du Chavignol
Deux structures prennent en compte les intérêts de l'appellation
Chavignol : le Syndicat du Chavignol et Chavignol Développement.
Cette dernière a pris le relais du Syndicat pour toutes les actions
concernant la promotion et la qualité du Chavignol. Chavignol Développement
est née en janvier 2000. Elle fonctionne dans un cadre interprofessionnel
avec un statut fiscal soumis à la TVA et emploie trois personnes.
Le Président du Syndicat, Edgar Roger, est également Président
de Chavignol Développement. Cet été, une centaine
de panneaux ont vu le jour chez les producteurs et les entreprises en
vente directe. Cette signalétique homogène nommée
"A la rencontre du Chavignol" a pour objectif de distinguer
les fromageries en AOC et de favoriser les visites. Une charte a d'ailleurs
été mise en place afin de garantir aux visiteurs un accueil
de qualité. Cette action s'inscrit dans un programme de communication
visant à avoir une zone bien identifiée et une présence
forte du Chavignol sur cette zone. Une seconde campagne de balisage chez
les producteurs de lait et les fromagers est en projet pour que le Chavignol
soit résolument bien en vue.
La
fête du Bleu Auvergne à Riom
Au dire des visiteurs venus de toute la France, l'édition 2001
de la fête du Bleu d'Auvergne est une réussite. Ces deux
journées ont été le grand rendez-vous des AOC laitières.
Tous réunis autour du Bleu d'Auvergne, roi de la fête : la
Fourme d'Ambert, le Bleu des Causses, la Fourme de Montbrison, le Salers,
le Cantal, le Saint Nectaire, le Rocamadour, et comme invités d'honneur
venus de Normandie, le beurre et la crème d'Isigny, le Pont l'Evêque,
le Livarot et le Camembert de Normandie. Autant de diversité qui,
avec les autres fleurons de la gastronomie auvergnate et normande, a créé
une formidable ambiance de convivialité autour des fanfares, des
groupes folkloriques (Auvergne et Normandie), des démonstrations
de savoir-faire fromagers (fabrication de Salers, Bleu d'Auvergne et de
St Nectaire) des expositions d'animaux (chevaux lourds, chiens de race
Bleu d'Auvergne) et la traite à la main de vaches de race Salers.
D'autres animations étaient au rendez-vous comme un concours avec
le test des 4 saveurs, la reconnaissance des odeurs et un questionnaire
sur l'AOC Bleu d'Auvergne par l'école de laiterie d'Aurillac (ENILV),
le podium du CIDIL, une exposition de photos et de matériel ancien
et la participation des collectionneurs d'étiquettes à fromage,
les tyrosémiophiles. Pour les plus jeunes, un mur d'escalade et
une initiation à ce sport par le club alpin français du
Haut Cantal, des promenades en charrettes (attelages d'ânes), une
démonstration de dressage de chien, etc. Le Comité des fêtes
de Riom-es-Montagnes, ville située en plein coeur de l'Auvergne
ainsi que le SIRBA (Syndicat Interprofessionnel Régional du Bleu
d'Auvergne) préparent déjà la prochaine édition.
Rendez-vous les 17 et 18 août 2002 pour un programme toujours aussi
attrayant..
"Sel
et Santé" : les produits laitiers concernés
Un certain nombre de nutritionnistes considèrent que la population
française consomme globalement trop de sel et engagent des actions
pour faire baisser cette consommation à travers d'une part, le
comportement du consommateur et d'autre part, le taux de sel des produits
alimentaires considérés comme les principaux vecteurs de
l'apport en sodium : le pain, la charcuterie, les bouillons, les potages,
les plats cuisinés et les produits laitiers (fromage et beurre).
L'Agence
française de sécurité sanitaire alimentaire (AFSSA)
considère qu'il s'agit d'un enjeu majeur de santé publique.
Elle a créé un groupe de travail "sel" et invite
les différents secteurs professionnels concernés à
venir exposer les raisons technologiques, organoleptiques et hygiéniques
du recours au salage et à se prononcer sur la faisabilité
d'une baisse de la teneur en sodium des produits. Le salage en fromagerie
Les industriels laitiers ont expliqué que le sel est utilisé
en fromagerie essentiellement pour des raisons technologiques (action
sur l'activité de l'eau et orientation des développements
microbiens technologiques) et de sécurité (protection contre
certains développements micro biens indésirables). Ils ont
refusé une quelconque baisse systématique uniforme et quantifiée
de la teneur en sel résiduel dans les produits laitiers, qui risquerait
d'entraîner des conséquences graves en matière de
technologie, de sécurité alimentaire et d'acceptation des
produits par le consommateur. Toutefois, ils se sont engagés à
étudier la question avec l'appui des différents organismes
professionnels laitiers, estimant nécessaire de réaliser
d'abord une série d'analyses des produits afin de disposer de données
fiables, et d'étudier ensuite la variabilité de la teneur
en sel dans un fromage donné. Ces travaux pourraient déboucher
sur l'élaboration d'un code de bonnes pratiques du salage en fromagerie
et sur les moyens à mettre en oeuvre en vue d'une meilleure maîtrise
de ce salage. Un colloque les 11 et 12 janvier 2002 Dans ce contexte,
l'AFSSA organise les 11 et 12 janvier 2002, à Paris, un colloque
sur la relation entre la consommation de sel et la santé, invitant
plus de 30 spécialistes français et étrangers à
intervenir. Ces deux journées de réflexion devront apporter
des réponses aux nombreuses questions qui se posent : quels sont
les liens entre sel et hypertension ? entre sel et maladies cardio-vasculaires
? Quelles sont les politiques menées dans les différents
pays pour limiter la consommation de sel ? Quelle sont les différentes
propositions concernant les aliments cibles devant faire l'objet d'une
réduction de leur contenu en sel, l'étiquetage de ces produits
et l'information du consommateur pour favoriser la diminution de consommation
de sel en France. Un sujet d'actualité important pour notre secteur
L'une des recommandations envisagées par l'AFSSA vis-à-vis
des produits jugés salés porterait sur la communication
auprès des consommateurs de l'intérêt d'une consommation
raisonnable de ces produits, dans le contexte de l'équilibre nutritionnel,
en évitant les excès et en favorisant le recours aux types
d'aliments les moins salés.
Le
Bleu du Vercors-Sassenage en Fête
Le
week-end des 25 et 26 août dernier a eu lieu la Première
Fête du Bleu du Vercors-Sassenage à Villard-de-Lans, ville
touristique sur la partie Iséroise de la zone AOC. Cette manifestation
organisée par le Syndicat Interprofessionnel du Bleu du Vercors-Sassenage
(SIVER) et le Parc Naturel Régional du Vercors est au final un
formidable travail d'équipe alliant les acteurs économiques
et sociaux de la ville accueillante. Les structures administratives agricoles
(contrôle laitiers, chambres d'agriculture) ainsi que toute la filière
lait du Vercors. L'AOC "Bleu du Vercors-Sassenage" est l'une
des plus petites AOC française en terme de production. Les objectifs
de cette manifestation étaient de faire découvrir ou redécouvrir
à une clientèle de proximité ce fromage insuffisamment
connu, renforcer l'image du Bleu du Vercors-Sassenage dans sa zone de
production et enfin promouvoir une agriculture de montagne, sa production
laitière traditionnelle, ses produits transformés. Les 8.000
visiteurs ont apprécié le caractère informatif de
la fête : la présence d'une quinzaine d'animaux représentant
les trois races retenues dans le cahier des charges de l'AOC avec pour
appui des expositions, des défilés animés par des
passionnés de ces races, trois fabrications en public du fromage,
des dégustations commentées... et puis c'était aussi
des moments forts, l'intervention de M. André Valadier, Président
du CNPL, M. Burlerot de la tome des Bauges, sur le concept "AOC",
ses enjeux et sa place dans le contexte alimentaire actuel. Les témoignages
de nos professionnels honorent la présence de M. Lapeyre et de
Mme Amram de l'ANAOF. Enfin, le CIDIL a agrémenté de ses
jeux et ses documents pédagogiques un public intéressé
et désireux de s'informer. Le tout s'est déroulé
sous un soleil radieux dans un climat festif, musique de rue, spectacles
"Vercouline Géante" (raclette au Bleu du Vercors-Sassenage)...
Aussi, un conseil, ne manquez pas la deuxième édition !
CNPL,
séance du 25 octobre 2001
Banon,
Epoisses et Tome des Bauges ont fait partie des dossiers examinés
par le Comité National des Produits Laitiers lors de sa réunion
le jeudi 25 octobre, sous la présidence de M. André Valadier.
Banon : Le Banon est un petit fromage de montagne fabriqué dans
les Alpes-de-Haute-Provence (le pays de Lure et d'Albion en est le coeur
historique) avec du lait de chèvre. De type présure, il
est enveloppé après affinage dans des feuilles de châtaignier.
La demande d'AOC a été déposée en février
1994 au CNPL qui, jugeant le dossier recevable, a nommé une commission
d'enquête. Ce n'est que le 24 février 2000 que le principe
de reconnaissance est approuvé et les experts désignés
par le CNPL pour définir l'aire de production. Lors de la réunion
du 25 octobre, la Commission d'experts a proposé dans son rapport,
les critères de délimitation retenus, ainsi qu'un projet
d'aire géographique de la future appellation Banon pour mise à
l'enquête publique. Le Syndicat de Défense et de Promotion
du Banon ainsi que la Commission d'enquête du CNPL avaient déjà
donné un avis favorable à ce projet qui prévoit une
aire composée de 180 communes réparties sur 4 départements
: Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme et Vaucluse. Le Comité
National a approuvé le rapport des experts et décidé
de la mise à l'enquête publique de l'aire géographique.
Il a également donné mission à la commission d'enquête
de poursuivre ses travaux de définitions des conditions de production
avec le Syndicat.
Epoisses : En juillet 1999, le Syndicat de l'Epoisses, avait exprimé
son souhait d'introduire, dans les textes réglementaires définissant
l'appellation, de nouvelles conditions de production du lait destiné
à la fabrication du fromage et faisait une demande à l'INAO
dans ce sens. La Commission d'enquête nommée en octobre 1999
a présenté ses conclusions au CNPL lors de la réunion
du 25 octobre. Les conditions de production concernent : les superficies
fourragères, la définition des races de vaches, l'alimentation
des animaux, les mesures de maîtrise de la typicité et de
la qualité microbiologique des laits. Le CNPL approuve et encourage
la démarche du syndicat de l'Epoisses qui vise à définir
de manière précise les conditions de production du lait
destiné à l'AOC, à organiser la traçabilité
des laits et la maîtrise sanitaire de l'ensemble de la filière
production. Il a toutefois estimé que les dispositions à
prendre en vue de respect de la réglementation générale
relative aux normes sanitaires ne pouvaient relever du seul décret
de l'AOC, et invite le syndicat de défense de l'Epoisses à
bien adapter les moyens juridiques et procédures correspondantes
aux objectifs qu'il s'est fixés : décret d'appellation,
règlement intérieur syndical, guide de bonnes pratiques,
accords interprofessionnels le cas échéants etc... Concernant
les mesures de maîtrise sanitaire proposées, le CNPL se félicite
de la démarche novatrice voire précurseur du syndicat Epoisses.
Toutefois, il estime que les dispositions d'ordre sanitaire ne doivent
pas figurer dans le décret eu égard notamment aux compétences
de contrôle relevant des services de l'INAO. Il conseille donc au
syndicat de chercher un autre instrument et rappelle que l'interprofession
disposait à ce sujet de moyens d'action complémentaires.
Il préconise l'élaboration de guide de bonnes pratiques
et des autocontrôles dans le cadre de dispositions syndicales interprofessionnelles.
La loi d'orientation qui prévoit l'instauration de cahiers des
charges interprofessionnels constitue un autre cadre juridique. Le CNPL
s'est également prononcé sur la demande du syndicat concernant
l'interdiction d'épandage des boues d'épuration : la commissaire
du gouvernement a précisé que cette mesure ne peut pas être
envisagée, mais qu'il convient d'élaborer un cahier des
charges permettant de garantir l'innocuité des boues épandues.
A l'instar de celui du secteur viticole, ce cahier des charges peut être
approuvé par le CNPL. La commission d'enquête va donc poursuivre
sa mission. Elle est chargée d'examiner l'ensemble des conditions
de production de l'Epoisses dans le but de réactualiser le décret
définissant cette AOC.
Tome des Bauges : Le CNPL avait approuvé le principe de
reconnaissance en AOC pour la Tome des Bauges en décembre 1997
et les critères de délimitation de la mise à l'enquête
du projet d'aire géographique ainsi que les orientations sur les
conditions de production, en juin 1999. Lors de la réunion du 25
octobre 2001, le CNPL a approuvé les rapports des commissions d'enquête
et d'experts ainsi que les projets de textes réglementaires relatifs
à cette AOC : décret règlement d'application et arrêté.
La tome des Bauges est un fromage au lait cru de vache à pâte
pressée cuite et à croûte fleurie, d'environ 1 kilogramme.
Sa zone de fabrication (massif des Bauges) s'étend sur 55 communes
de Haute-Savoie et Savoie. Il s'agit d'une production fermière
et de fruitière d'environ 500 tonnes par an.
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