Actualité :
 
Brèves - Dates à retenir

Le 785ème chapitre du Taste Fromage au Fort des Rousses. Le 787ème chapitre du Taste Fromage de France s’est déroulé dans le cadre prestigieux du fort des Rousses au coeur du massif jurassien. La soirée d’intronisation a rencontré un vif succès auprès des professionnels du fromage et plus particulièrement des intronisés. La confrérie du Taste Fromage était représentée par le grand maître : André Ducoup, le grand commandeur : Jacques Vernier, et les grands officiers : Hervé Mons, Jacques Dubouloz, Robert Launay, Gérad Chevalier. Cette réception, organisée par la fromagerie Arnaud, sous l’égide de Jean-Charles Arnaud assisté de Daniel Le Coguic, qui fut l’élément de liaison entre la confrérie et la fromagerie Arnaud, réunissait convivialité, charme et élégance. Pour faire suite à cette magnifique cérémonie d’intronisation, l’originalité de ce week-end fut la journée du lendemain, où l’ensemble des participants ont pu apprécier le parcours aventure du fort des Rousses (ancien parcours commandos militaire) et prouver l’énergie de notre profession. Après ces moments de détente dans la nature, le fort des Rousses nous à livré une partie de ses secrets : la visite nous apprend l’historique du fort, situé à 1150 m d’altitude, nous présente ses caves d’affinages et en particulier la cave Charles Arnaud longue de 214 m avec 6000 comtés de montagne aux arômes et aux saveurs étonnantes. Les professionnels présents ont reconnu le suivi et l’affinage des comtés de garde obtenu dans ces caves, sans doute une des plus grande cave naturelle d’Europe.

Appellations d’Origine Protégées. Gruyère : début juillet, la Suisse a attribué au Gruyère le statut d’AOC. Ainsi le Gruyère peut être fabriqué dans les cantons de Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Jura ainsi que dans 3 départements francophones et 6 régions germanophones du canton de Berne. En plus du Gruyère, deux autres fromages suisses bénéficient d’un statut d’AOC : l’Etivaz et la Tête de Moine. La prochaine étape consistera à obtenir le statut d’AOP à l’échelle européenne. Parmesan : la Cour de Justice européenne rendra le 9 octobre prochain, un arrêt provisoire quant à savoir si le terme «Parmesan» entre sous l’appellation protégée du «Parmigiano Reggiano» (dont il est une traduction, selon l’Italie) ou s’il s’agit d’un terme générique comme le prétend l’Allemagne ne plaide pas en faveur d’une Appellation d’Origine Protégée. Camembert : la France doit clarifier la situation des deux appellations qui co-existent pour le Camembert. Alors qu’une variété porte la dénomination «Camembert fabriqué en Normandie», l’autre bénéficie de l’OAC et de la l’AOP «de Normandie». Ce dernier ne représente néanmoins que 15 % du marché. Des méthodes de production plus strictes sont aussi envisagées.

Marchés - Observatoire de la petite entreprise. La Fédération des Centres de question agréée et la Banque Populaire, sous l’égide du Secrétariat d’Etat aux PME, au Commerce, à l’Artisanat et à la Consommation, viennent de concevoir un observatoire économique destiné à donner une vision précise des principales tendances d’évolution des très petites entreprises. Concernant le commerce de détail alimentaire, le taux d’accroissement du chiffre d’affaires au premier trimestre 2001, par rapport au 1er trimestre 2000 est le suivant : 2,8 %
Charcuterie 3,7 %
Boulangerie/Pâtisserie – 0,4 %
Pâtisserie 1,2 %
Alimentation générale 2,6 %

Fruits et légumes 3,5 %

Boucherie/Charcuterie 6,2 %

Poissonnerie/Primeurs 7,0 %

Crémerie 8,1 %
Il démontre les bons résultats du secteur de la crémerie qui a fait l’objet du meilleur développement du chiffre d’affaires. Sur un plan global, l’évolution du chiffre d’affaires des 4 principaux secteurs, du 1er trimestre 2001 comparé à celui du 1er trimestre 2000 est la suivante : Détail alimentaire : +2,8 % - Services : +4,4 % - Bâtiment : -1,1 % - Equipement de la maison et de la personne : +3,5 %

AOC Cantal en campagne. Le Comité Interprofessionnel a choisi, pour cette campagne 2001, de capitaliser sur ses acquis de l’année précédente. La campagne sera donc reprise à l’identique. Le budget qui y est consacré a été revu à la hausse. Le message de l’AOC Cantal «Jeune, Entre Deux ou Vieux, le temps aime jouer avec le goût du Cantal» accompagné d’un visuel présentant la complicité d’un grand-père et de son petit-fils, insiste sur la transmission, de génération en génération, d’un vrai savoir-faire. La presse magazine permet de sélectionner un lectorat dont les centres d’intérêts sont proches et en affinité avec ce message. L’un des objectifs de la communication est de repositionner l’AOC Cantal dans un univers haut de gamme. Les titres sélectionnés, Géo, Télérama, Le Nouvel Observateur, Elle à Table, Art et Décoration... lui offrent un contexte très valorisant. Deux secteurs principaux ont été privilégiés : l’univers de la Cuisine et celui du Tourisme et des Loisirs. Le premier parce qu’il s’agit de la cible naturelle de l’AOC Cantal : les lecteurs de ce type de magazine s’intéressent aux produits de terroir, à la gastronomie...ils sont à la recherche de nouvelles idées. Le second, parce que le lectorat de ce type de titre est très sensibilisé aux notions de traditions, de patrimoine...ils sont donc, par nature, très réceptifs au message de l’AOC Cantal.

Le personnel de l’I.N.A.O. en grève - A.O.C. - I.G.P. en danger. Depuis 1990, le gouvernement insiste sur la promotion des signes de qualité : A.O.C., I.G.P., la définition, la reconnaissance et la protection des produits bénéficiant de ces signes ont été confiées par le législateur à l’Institut National des Appellations d’Origine créé initialement en 1935 pour les A.O.C. viticoles. Malheureusement, ces ambitions politiques n’ont pas été suivies des moyens humains et budgétaires adéquats : manque de personnel pour assurer les missions fondamentales de l’Institut que sont la reconnaissance, la protection, l’agrément, le contrôle des conditions de production... Ce constat déplorable est renforcé par le désengagement des Pouvoirs Publics et leur souhait de voir les professionnels augmenter leur participation au budget de l’I.N.A.O. Cette attitude fait peser un grave danger quant à la garantie d’impartialité offerte jusqu’à présent par les A.O.C. et les I.G.P. Cette situation inquiète vivement les agents de l’I.N.A.O. quant aux missions fondamentales de l’Institut. C’est pourquoi le personnel excédé par une telle inertie, a décidé de mobiliser ses forces vives pour la sauvegarde de l’Institut par les actions suivantes : Centres INAO morts, blocage de tous les dossiers en cours, occupation du siège parisien nuit et jour... Des négociations sont actuellement en cours au Ministère de l’Agriculture. Le mouvement se durcira si nous n’obtenons pas les résultats escomptés.