Actualité :
 
Brèves - Dates à retenir

Jacques CHIRAC aime les fromages au lait cru français


Remise d’un plateau de fromages au lait cru au Président de la République Française, Jacques CHIRAC, en présence de Madame, par Mr Bruno BORREL, Président du SYCOPLA (association de grossistes du MIN de Rungis) et de Mr Marc SPIELREIN, Président de la Semmaris (société mixte qui gère le MIN de Rungis), à l'occasion du 1er mai, à l'Elysée. Voilà un avocat de choix pour la production de fromage au lait cru face à ceux qui voudraient faire disparaître ce type de fabrication.

Le groupe Lactalis a perdu son capitaine Michel BESNIER.

Michel BESNIER, président du conseil de surveillance de Lactalis, ex-Besnier et premier groupe laitier français, est décédé dimanche 11 juin 2000, à 72 ans, des suites d’une crise cardiaque. Cet homme qui a succédé à son père, André, créateur de l’entreprise, a construit un empire, constitué de marques renommées comme Président, Lepetit, Société ou Lactel, et n’a jamais fait les choses comme tout le monde. Il a lancé le Camembert pasteurisé et sa marque fétiche, Président et a su multiplier les acquisitions, Bridel ou Lanquetot. Sa réussite a toujours inquiété. Il a souvent fait l’unanimité contre lui, par peur d’une propension à tout croquer avec facilité ou d’une crainte du tout industriel. S’il a su s’appuyer sur la grande distribution pour grossir et devenir un intervenant qui pese aujourd’hui 6,6 milliards de litres de lait traités par an, plus de 31 milliards de francs de chiffre d’affaires et 15.000 personnes dans le monde, l’homme a toujours cultivé le secret, y compris pour les comptes de ses différentes entreprises. Sa succession, que beaucoup annoncent difficile mais qui semble avoir été prévue depuis plusieurs années, ne déroge pas à la règle. Ses trois enfants, Jean-Michel 32 ans, Emmanuel 29 ans et Marie 21 ans se partageront, à priori, le capital. Jean-Michel, hier directeur général du développement, poste stratégique s’il en est, a succédé à son père. Il prend les rênes d’un groupe de plus de 50 sociétés dont la Sofil, qui possède entre autres, la Société des caves de Roquefort et une participation importante dans un autre grand groupe français, les Fromageries Bel. Toutes les filiales du groupe attendent de savoir quelle sera la direction prise par le navire de tête. Chahutées par un tangage habituel en de telles circonstances, les équipes attendent, derrière Marcel URION qui demeure président du directoire et directeur général, l’après Michel BESNIER.

SODIAAL veut vendre son activité Industrie

La coopérative laitière Sodiaal, qui commercialise entre autres la marque YOPLAIT, serait en négociation pour vendre sa branche Industrie (caséine, lait concentré...). Différents bruits de couloir annoncent l'intérêt du groupe Lactalis pour une reprise.

Listeria : code génétique déchiffré

Une étape décisive de la lutte contre la listéria viendrait d'être affranchie. L'institut Pasteur a annoncé que le code génétique de cette bactérie avait été entièrement déchiffré. La Listéria provoque une grave infection alimentaire, la listériose, mortelle dans 20 à 30 % des cas. Dix décès, dus à des rillettes frelatées, ont été enregistrés en France depuis la fin de l'année dernière. Selon les scientifiques, connaître le génome de la bactérie permettra un diagnostic plus précoce de la maladie et une identification plus rapide de la contamination des aliments.

Interprofession des AOC

Les fromages à appellation d'origine défendront prochainement leurs intérêts au sein d'une interprofession "spécifique". C'est en tout cas le souhait qu'a exprimé officiellement André Valadier, le Président du Syndicat du fromage Laguiole et du Comité des produits laitiers de l'Institut des Appellations d'Origine (INAO). Il justifie cette initiative par le manque de rayonnement économique des fromages bénéficiant d'une appellation, au regard de la réussite des vins AOC. Ce manque de rayonnement tient selon lui au manque de reconnaissance des particularités des fromages AOC en France. "Les récents événements survenus dans le secteur des produits laitiers d'appellation d'origine montrent que ces derniers n'ont pas encore réussi à faire reconnaître leur spécificité par leur différents interlocuteurs tant publics que privés". Un isolement auquel doit remédier la constitution en interprofession, une possibilité offerte par la loi d'orientation votée en juillet dernier. Elle doit permettre, selon André Valadier, aux fromages AOC d'améliorer "la traçabilité" des produits, de dégager des moyens "pour faire effectuer des recherches en matière de sécurité alimentaire", de "communiquer" auprès des consommateurs et des Pouvoirs Publics, etc...

Restauration commerciale en 1999

Le marché français de la restauration commerciale (qui exclut les cantines) a enregistré une hausse de 7,8 % de son chiffre d'affaires en 1999, soit la plus forte progression depuis cinq ans, selon une étude du Cabinet spécialisé Gira Sic Conseil. Le chiffre d'affaires cumulé a atteint 187 milliard de francs (28,51 milliards d'euros). Quelque 80 % de l'activité ont été générés par les restaurants indépendants et 20 % par les chaînes. Celles-ci ont connu une croissance de 11,6 %, les indépendants bénéficiant d'une nette reprise (+ 7 %). En cinq ans, les chaînes ont affiché une augmentation de 37,8 % de leur chiffre d'affaires contre 9,9 % pour les indépendants. L'étude a recensé 89 enseignes de chaînes en 1999, soit huit de plus en un an, une seule ayant disparue.

Collecte du lait pour le fromage de Comté

Les conditions de collecte de lait pour le fromage de Comté fixées à l'article 4, alinéa 4, 5 et 6 du décret du 30 décembre 1998 ont été modifiées par un décret du 10 janvier 2000. La zone de collecte des laits est maintenue dans les limites d'un cercle de 25 km de diamètre, mesuré à vol d'oiseau autour du site de transformation du lait. Les sites qui produisaient du Comté avant le 30 décembre 1998 peuvent continuer à s'approvisionner auprès d'exploitations situées au-delà de cette zone si tel était le cas avant cette date. Un texte devrait a priori préciser les modalités d'établissement de la liste de ces exploitations laitières. Par ailleurs, des aménagements limités de la zone de collecte peuvent être autorisés par l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO) pour tenir compte de conditions géographiques particulières. Il en est de même des aménagements limités dans le temps en cas de situations exceptionnelles. Un règlement d'application du Comité National des Produits Laitiers de l'INAO devrait fixer les cas d'aménagements. D. 10 janvier 2000, 15 janvier

Un logo européen pour l'agriculture biologique

Le logo ci-contre a été adopté par la Commission européenne (1) pour identifier les produits agricoles, tant de culture que d'élevage, issus du mode de production biologique. Il renforcera la visibilité des produits biologiques pour les consommateurs tout en constituant pour les producteurs un précieux outil de commercialisation. Si l'ensemble des produits alimentaires sont couverts par des garanties de sécurité et de qualité, l'agriculture biologique doit répondre à des critères supplémentaires (2) en termes de production et de transformation des aliments. Une importance toute particulière est accordée à la protection de l'environnement et, en ce qui concerne l'élevage (3), au bien-être des animaux. L'agriculture biologique n'utilise pas d'engrais ou pesticides de synthèse, ni d'hormones ou antibiotiques favorisant la croissance, et n'a pas recours aux manipulations génétiques. Le logo garantit au consommateur l'achat d'un produit issu de l'agriculture biologique. Le respect des normes tout au long de la production, depuis la ferme jusqu'à l'étiquetage en passant par toutes les étapes de la transformation et du conditionnement, sera vérifié par une autorité publique attirée ou par des organes de contrôle reconnus dans chaque État membre. L'emploi du logo est facultatif. Sa reproduction est possible soit en couleurs, soit en noir et blanc. Son graphisme s'apparente à celui des logos européens déjà adoptés (4) pour les "appellations d'origine protégées", "indications géographiques protégées" et "spécialités traditionnelles garanties" (voir Newsletter n°4). Il porte la mention "agriculture biologique" ou sa traduction dans l'une des différentes langues officielles. Il peut être accompagné d'autres logos, nationaux ou privés, identifiant les produits biologiques.
(1) Règlement (CE) 331/2000.
(2) Règlement (CEE) 2092/91 relatif au mode de production biologique.
(3) Règlement (CE) 1804/1999 modifiant le précédent pour y inclure les productions animales.
(4) Règlements (CEE) 2081/92 et (CEE) 2082/92.

Le SAM 2000 conforte sa dimension internationale

Beau succès, pour le SAM 2000 (Salon de l'Aménagement en Montagne) qui rassemblait 11 300 visiteurs (+ 4 %) et 410 entreprises et marques internationales (+ 24 %) du 26 au 28 avril 2000 à Grenoble/Alpexpo. Le SAM 2000 arborait pour cette 14ème édition, un excellent climat d'affaires pendant 3 jours. L'ambiance était au travail et l'on pouvait constater que tous les décideurs s'étaient déplacés. Les délégations et acheteurs étrangers étaient très nombreux, avec une forte affluence européenne mais aussi de Chine, de Grèce, du Maroc, du Chili, d'Argentine, de Russie, de Pologne... Durant trois jours, les leaders internationaux du marché de l'aménagement de la montagne étaient là pour exposer et surtout pour conclure un volume d'affaires important. En effet, de nombreux exposants ont signé des contrats sur le salon, et plus particulièrement avec des acheteurs chinois présents. Les nouveaux secteurs du SAM consacrés à l'animation, la communication, aux loisirs, aux jeux et aux nouvelles technologies ont remporté un franc succès auprès des acheteurs. Les deux tables rondes : "Avalanches... le risque juridique", organisé par l'ANEMA et "Restauration écologique et gestion durable des pistes de ski" organisé par le CEMAGREF ont remporté un vif succès avec plus de 200 participants à chacune des sessions. Les concours internationaux de fromages & miels de montagne rassemblaient en compétition 52 miels et 221 fromages de montagne. Les 170 jurys ont décerné 94 médailles pour les fromages et 31 médailles pour les miels. Palmarès complet disponible sur simple demande au service presse du SAM : alex@alternativemedia.fr Le SAM est un salon international en pleine croissance. De par sa dimension et le volume d'affaires qu'il s'y traite à chaque édition, il s'impose comme la référence mondiale auprès des acteurs de l'aménagement et des exploitants des sites touristiques de la montagne. Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour avril 2002 à Grenoble avec un SAM dont le rayonnement sera toujours plus international.

Le premier Sial Chine : un succès !

Le premier Sial Chine qui s'est tenu à Pékin en avril 2000 a tenu ses promesses : 323 exposants originaires de 29 pays occupant 10 000 m2 de stands et 13 420 visiteurs professionnels, des contacts très profitables, des contrats signés sur le salon ! De plus, chaque exposant a reçu gratuitement le fichier des 600 principaux décideurs de la distribution alimentaire en Chine pour continuer ses actions commerciales !La 6ème édition des Gastronomades, salon de la communication gastronomique et festival international des saveurs se tiendra du 24 au 26 novembre 2000 à Angoulême. Pour la première fois, un salon professionnel sur le thème de la restauration collective qui réunit Chefs et fournisseurs autour de stands et de débats, sur des thèmes tels que les modes d'alimentation modernes et les aliments "dénaturés". Pendant ce salon se déroulera la finale régionale du concours "Gargantua" Poitou-Charentes. Ce concours s'adresse aux Chefs français des restaurants de collectivités autogérés et leur permet de faire valoir la qualité de leur travail.

Un nouveau statut pour METRO

Création de METRO Cash & Carry France En France, METRO était jusqu'à présent composé de 80 sociétés. Pour des raisons de simplification administrative, une seule entité vient d'être créée sous forme de SAS : METRO Cash & Carry France. L'intégration de toutes ses filiales dans la holding METRO Cash & Carry France a été réalisée en date du 30 avril, avec effet rétroactif au 1er janvier 2000. L'unité de l'entreprise est ainsi définitivement réalisée. METRO Cash & Carry France (au capital de 300 Millions de Francs) est présidé par Michel Arnoult, assisté d'un Comité de Direction :
- Bernard Petitjean, Directeur des Achats
- Jean-Luc Tuzès, Directeur des Ventes
- Anne-Marie Duvovelle, Directrice des Ressources Humaines
- Mario Maiocchi, Directeur Administratif et Financier
METRO Cash & Carry France est une entreprise dont l'activité est exclusivement dédiée au commerce de gros, en libre-service Cash & Carry. Partenaire privilégié des indépendants, METRO Cash & Carry France distribue des produits alimentaires et non alimentaires destinés à l'usage professionnel de ses clients professionnels. METRO Cash & Carry France, c'est aujourd'hui 67 entrepôts "Alimentaire et Equipement Restauration" dont 27 comportent un espace "METRO Bureau" (technologies du bureau, communication, mobilier, papeterie) et tous les services après-vente qui y sont associés. Après l'ouverture de Lorient en avril, l'expansion régionale se poursuivra avec trois nouveaux entrepôts d'ici fin 2000. METRO Cash & Carry France intervient auprès d'un million de clients professionnels dont 400 000 dans les métiers de bouche (restaurateurs, cafés, hôtels, boulangers-pâtissiers, bouchers-charcutiers-traiteurs, revendeurs).
- METRO Cash & Carry France réalise un Chiffre d'Affaires de 18,2 milliards de francs (prévision 2000)
- Le nombre de collaborateurs est de 7.000
- Plus de 1.000 emplois ont été créés en 3 ans.
Michel Arnoult, Président de METRO Cash & Carry France : "Notre fonction est unique dans le secteur de la distribution en France, à la fois par notre statut spécifique de grossiste, le nombre de nos clients professionnels alimentaires, le nombre d'entrepôts et le nombre de références proposées. Notre métier de grossiste est particulier, car nous sommes à la fois mandataires, distributeurs et conseils. Nos clients ont aujourd'hui conscience du soutien naturel que représente un grossiste comme METRO Cash & Carry France dans leur développement de professionnels indépendants : la liberté d'achat, la liberté du choix, l'accueil et... le même langage".

Nouvelle de l'Emmental Grand Cru :

Un bilan positif
- le volume produit a sextuplé, passant de 2 000 tonnes en 1980 à 13 000 tonnes en 1999
- sous des contrôles toujours aussi rigoureux, le pourcentage de meules classées "Grand Cru" est passé de 55 % en 1985 à 85 % en 1999.
- L'Emmental Grand Cru valorisé : + 0,20 F par rapport au prix du litre de lait national, et ce, de façon pérenne Ces progressions sont la résultante de l'évolution significative de la qualité de l'Emmental Grand Cru.
Un produit bien valorisé
. La démarche label a permis de positionner le produit sur le marché avec un différentiel de valorisation par rapport à l'emmental courant, correspondant au positionnement haut de gamme du produit, soit environ 6 francs du kg. Ces écarts de prix démontrent que l'Emmental Grand Cru est aujourd'hui reconnu, tant par la Grande Distribution que le circuit traditionnel, comme un produit spécifique qui a acquis sa place à côté des marques nationales. Pour l'Emmental Grand Cru, le Label Rouge a véritablement joué un rôle d'outil de maintien du prix, correspondant à une plus value réelle et surtout pérenne. Mais le Label Rouge, tout comme l'IGP, ne sont que des outils. Ils ne valent que si les hommes savent les utiliser et les garder. Les bon résultats de la politique de qualité sont à mettre à l'actif de tous les acteurs, producteurs et affineurs, qui grâce à leur volonté, à leur savoir-faire et à leur solidarité, ont su construire et mettre en œuvre une véritable stratégie de filière, mise en place sous l'égide du Syndicat des Fabricants et Affineurs d'Emmental Grand Cru.

Bel fait ses course en Slovaquie

Les fromageries Bel se développent en Europe Centrale. L'entreprise vient de mettre la main sur la société Slovaque Zempmilk, spécialisée dans les fromages fondus et dont le CA est estimé à 160 millions de francs.

A la découverte de la ferme de Grignon,

à 40 kms de paris Inauguration du nouveau parcours “lait” conçu par le Cidil à la ferme de l’INA PG et signature d’une convention de partenariat entre le Cidil et l’Académie de Versailles A une heure de Paris, un site privilégié pour redécouvrir le monde rural Avec près de 10 000 visiteurs par an, la ferme expérimentale de l’Institut National Agronomique de Paris-Grignon, qui possède l’un des meilleurs troupeaux de France, est à la fois un formidable outil d’expérimentation et de développement pour l’enseignement et la profession agricole et une vitrine de découverte du monde rural pour le grand public, citadins en général et scolaires en particulier. Le “parcours lait et produits laitiers”, un circuit pédagogique de découverte exceptionnel pour les petits et les grands panneaux, photos, schémas, pupitres, devant l’étable, la salle de traite, la laiterie, une information précise et accessible accompagne le visiteur tout au long de sa visite. Ce nouveau parcours, rénové et réactualisé aborde tout le cycle de la production du lait, jusqu’à sa consommation en passant par les diverses étapes de la vie de la vache et la fabrication des produits laitiers. Riche et instructif, ce parcours, à plusieurs niveaux de lecture, intéressera tous les publics. Partenariat entre le secteur laitier et l’Education Nationale, une coopération adaptée aux besoins des enseignants et inscrite dans la durée. Qui, mieux qu’une collective, indépendante de tout intérêt particulier, pouvait établir cette passerelle indispensable entre un secteur économique, en l’occurrence celui du lait, et le monde éducatif ?

Commerce et artisanat

L’ouvrage “Commerce et artisanat” rassemble l’ensemble des lois et décrets relatifs à l’activité, aux aspects juridiques, économiques, fiscaux et sociaux de l’entreprise.
Ìl reprend notamment les textes concernant :
- l’immatriculation ;
- les qualifications - titre d’artisan ou de commerçant - formation professionnelle ;
- l’activité de l’entreprise - forme juridique, partenariat, aides publiques, marchés...
- le régime social et fiscal.
Ce recueil a été réalisé en partenariat avec la Direction des entreprises commerciales, artisanales et de services, créée par décret n°98-976 du 2 novembre 1998.
Commerce et artisanat Edition des Journaux officiels
format 14,5 x 21 - 684 pages
ouvrage n° 1716 - 24,39 - 160F
ISBN 2-11-074629-7
En vente dans les grandes librairies et aux journaux officiels, 26 rue Desaix 75015 Paris. Possibilité de commander par courrier au 26 rue Desaix 75727 Paris cedex 15, par télécopie au 01-45-79-17-84, par Minitel sur 3615 ou 3616 journal officiel, sur internet www.journal-officiel.gouv.fr (forfait d’expédition : 3,05 - 20F).

Un nouveau directeur au Comité de Promotion des Produits Régionaux de Franche-Comté.

Le Président du Comité de Promotion des Produits Régionaux, Raymond PAGE, vient de nommer M. Jean-Paul GARNIER au poste de directeur du CPPR.
Agé de 50 ans, il a été impliqué essentiellement dans le développement local et régional en France comme à l'étranger. Un parcours professionnel qui lui a permis d'acquérir des compétences en marketing et management du tourisme et des loisirs.
Outre sa mission de promotion des produits régionaux, Jean-Paul GARNIER prend également en charge la direction du Comité Régional du Tourisme de Franche-Comté avec pour objectif principal de valoriser l'image de la Franche-Comté en fédérant les différents acteurs des produits régionaux et du tourisme.

"www.agriculture.gouv.fr" : un site grand public.

A l'occasion de la fête internet 2000 et dès vendredi 17 mars, le site du ministère de l'Agriculture de la Pêche - "agriculture.gouv.fr" - lance sa nouvelle charte graphique que préfigure la page d'accueil. Les habitués retrouveront les rubriques principales : une entrée très institutionnelle, un moteur de recherche qui permet de circuler facilement sur les quelques 6000 pages actuelles, la rubrique "actualités" avec les brèves et les événements.
Tout nouveau : dès aujourd'hui, c'est la possibilité de visionner près de 3000 photos, issues du patrimoine photographique du ministère qui en compte environ 16000. Elles seront mises en ligne régulièrement.

Le Label Rouge a 40 ans.

Le Label Rouge fête, en l'an 2000 ses 40 ans. C'est l'occasion de retracer son histoire et de réaffirmer ses valeurs, au moment où les démarches de qualité connaissent un véritable engouement de la part des professionnels et, où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la qualité des aliments qu'ils consomment.
Le Label Rouge est né en 1960, de l'idée de valoriser les produits agricoles et alimentaires qui font la richesse de la France, par l'apposition d'un label officiel, délivré par les pouvoirs publics, selon des règles très strictes.
Le Label Rouge, c'est avant tout le signe de qualité supérieure. Cela se traduit, pour les produits Label Rouge, par un écart qualitatif significatif par rapport aux produits courants similaires, notamment d'un point de vue gustatif. En effet, outre la valeur culturelle, le goût tient aujourd'hui une place majeure dans l'achat d'un produit alimentaire. 86% des consommateurs font confiance à la présence d'un signe de qualité pour reconnaître un produit qui a du goût. Le Label Rouge bénéficie d'ailleurs, d'un taux de notoriété très fort de 89%, auprès des consommateurs.
Le Label Rouge, c'est également une démarche de filière, permettant d'associer les partenaires de la chaîne alimentaire, producteurs, transformateurs, fournisseurs, parfois distributeurs, au sein de structures appelées "groupement de qualité". Ces groupements de qualité sont à l'initiative de la démarche Label Rouge et chargés, après son obtention, de son développement et de sa promotion.
Le Label Rouge obéit, enfin, à un cahier des charges rigoureux, dont le respect est certifié et contrôlé par 25 organismes certificateurs, agréés par les Pouvoirs publics et accrédités sur la base de critères d'indépendance, d'impartialité, de compétence et d'efficacité.
Aujourd'hui, le Label Rouge a un impact économique important. En effet, la filière Label Rouge est constituée de plus de 130 groupements qualité, qui rassemblent un peu plus de 27000 producteurs et environ 1310 entreprises. Cela représente un chiffre d'affaires de 6.2 milliards de francs. Mais, le Label Rouge constitue surtout un précieux atout d'aménagement du territoire, de développement de l'économie locale et de création d'emplois.

2000 : Pleins feux sur la démarche AOC du Saint-Marcellin.

L'an 2000 marque un tournant important pour le Comité Interprofessionnel du Fromage Saint-Marcellin : en effet, pour la première fois, cet organisme qui regroupe tous les intervenants de la filière de production du fromage Saint-Marcellin, a décidé d'engager un certain nombre d'actions de communication, destinées à soutenir ses actions de promotion du Saint-Marcellin et sa démarche pour obtenir l'Appellation d'Origine Contrôlée pour le fromage Saint-Marcellin. C'est pourquoi le CISM a choisi, cette année, pour la première fois, de faire appel à une agence de communication pour l'aider dans cette stratégie.
Toutes ces actions ont un objectif majeur : accroître la notoriété du fromage Saint-Marcellin et son identification par rapport à son terroir d'origine, le territoire du Saint-Marcellin.
Les actions clés de l'année 2000. L'action phare de l'année 2000 : la 2e Fête de Fromage Saint-Marcellin - à Saint-Marcellin les 7-8 avril 2000.
C'est certainement l'action la plus importante organisée par le CISM au cours de l'année 2000. Elle cible essentiellement les habitants de la région Rhône-Alpes.
L'idée est d'associer tous les acteurs économiques et institutionnels de la zone de production du Saint-Marcellin, afin que les habitants de cette zone s'approprient l'identité de leur terroir développée par le Comité Interprofessionnel du Saint-Marcellin.
En effet, l'une des vocations du CISM consiste à faire connaître non seulement le fromage Saint-Marcellin, mais également le pays, le terroir où il est fabriqué, à travers toutes ses richesses. Si le fromage Saint-Marcellin connaît une certaine notoriété, il a besoin cependant d'être également identifié par rapport à son propre territoire.
Le communiqué présent annonce l'événement à l'ensemble de la presse régionale, avec le pré-programme défini à ce jour. L'événement sera également annoncé très prochainement à l'ensemble de la presse nationale, afin de la sensibiliser sur l'événement et l'inciter à le relayer auprès de leurs lecteurs. Un voyage de presse sera organisé avec des journalistes de la presse nationale afin de leur permettre de venir participer à l'événement et le vivre en direct.
- Participation à des manifestations ou accueils dans la région Rhône-Alpes
Comme l'année dernière, le CISM prévoit de participer à différentes manifestations locales et régionales, voire nationales le cas échéant. Le programme de ces manifestations n'a pas encore été retenu à ce jour. A titre d'exemples, voici les manifestions auxquelles le CISM avait participé en 1999 : vitrines, réception des professionnels fromagers à Paris, les 28 et 29 septembre 1999 - Réception / animation à l'Assemblée Nationale à Paris, le 5 octobre 1999 - Salon Saveurs et Traditions à Saint-Marcellin, les 22, 23 et 24 octobre 1999 - Foire de Lyon, mars 1999 - Manifestations locales dans les stations d'Isère.

Emmental français : un pas vers plus de qualité et d'authenticité.

L'Assemblée générale du SIGF, réunie le 20 mars 2000, a confirmé la volonté de l'Interprofession de poursuivre sa politique visant à mettre sur le marché un produit qui demeure authentique.
A cette fin d'Assemblée générale a décidé à l'unanimité d'aller au-delà de la convention du mois de septembre 1999 et de préciser, dans le cadre du décret du 30 décembre 1988, les modalités d'affinage de l'emmental français.
Par cet accord interprofessionnel, le SIGF, garant de l'emmental français , se donne aussi les moyens d'assurer les contrôles nécessaires.

Non à l'appropriation de l'image du Beaufort par Mac Donald France

Une publicité sur "La Saga des Fromages" est mise en place par l'enseigne Mac Donald présentant, le mercredi "recette au beaufort fondu" ou pour être plus exact une "recette au Beaufort fondu", les mots "recette au et fondu" étant imprimés à l'encre marron sur fond marron, le mot beaufort étant lui en caractères blancs et bien visibles. Outre un affichage conséquent sur les lieux de consommation, cette campagne est relayée par une publicité télévisuelle. Ainsi le mardi est-on informé que le mercredi sera le jour du Mac Beaufort laissant entendre qu'il s'agit d'un sandwich contenant une belle tranche de Beaufort.
Il s'avère que le produit proposé ne présente en rien le goût du Beaufort et que ce "Beaufort fondu" ne respecte pas la réglementation. Il se compose de Beaufort mais aussi le Cheddar, d'eau, de beurre, de protéine de lait, de poudre de petit lait, de poudre de lait écrémé, de sels de fonte, colorant et autre arôme naturel. Ceci nous a conduit à interpeller les administrations compétentes pour demander une application stricte de la loi.
Dans cette affaire, les professionnels du beaufort regrettent deux choses :
- Depuis plus de trente ans, nous avons travaillé à améliorer la qualité du Beaufort, avons cherché à maintenir le lien du produit au terroir et ainsi avons acquis une notoriété. Voir aujourd'hui, l'image positive du Beaufort galvaudée par l'enseigne Mac Donald ne peut que choquer. Si après l'affaire de Millau, Mac Donald a besoin d'améliorer son image, ce ne doit pas être en dégradant celle de fromage comme le nôtre ;
- Le consommateur qui n'a accès à aucun étiquetage est véritablement berné. Ceci est grandement préjudiciable pour la renommée de notre fromage.
Si nous avons fait ce communiqué c'est :
- D'abord pour affirmer haut et fort que nous n'avons été en rien associés dans le montage de cette opération promotionnelle et que nous en sommes les victimes tout autant que les consommateurs. Notre objectif est d'avoir un produit de qualité pour maintenir une agriculture vivante dans les hautes vallées savoyardes et non pas de promouvoir l'enseigne Mac Donald.
- Pour qu'avec notre soutien, le dossier ne reste pas sans suite. En effet, comme le siège de Mac Donald France n'est pas dans le département où la DDCCRF est intervenue, comme le soi-disant "Beaufort fondu" a été préparé en Allemagne, le risque existe de ne pas voir aboutir l'affaire. Si tel était le cas, Mac Donald ne manquera pas de renouveler l'opération.
Aujourd'hui, Mac Donald a retiré le Beaufort de sa fameuse "saga" (pas les autres fromages). Mais cela n'empêche que l'opinion publique ne doit pas être dupe d'une campagne publicitaire.
Source : Communiqué du Syndicat de Défense du Beaufort.

Réunion du 24 février du CNPL de l'INAO

Réuni le 24 février sous la présidence de M. André VALADIER, le Comité National des Produits Laitiers de l'INAO a consacré une partie de ses travaux à la crise de la listériose et à la communication officielle en la matière.
Il s'est étonnée que soient systématiquement mentionnés les produits au lait cru dans les mises en garde officielles alors même, au cas particulier, qu'aucun soupçon ne pèse sur eux et qu'à ce jour les produits au lait pasteurisé et au lait cru font jeu égal en termes de risque si l'on se réfère aux alertes des dernières années.
S'agissant de l'agriculture raisonnée, il a rappelé sa ferme volonté de préserver la cohésion de l'AOC qui s'accommode mal d'une gestion à géométrie variable et d'éviter toutes interférences avec d'autres signes que l'AOC qui peuvent couvrir une pure et simple tentative de récupération ou de déstabilisation.
Le Comité a approuvé le principe de reconnaissance du Banon, fromage de chèvre au lait cru, emballé en feuilles de châtaignier et produit dans les Alpes de Haute-Provence. Une commission d'experts a, en conséquence, été nommée pour jeter les bases de la délimitation de la zone d'appellation.
Il a révisé les conditions de production de l'appellation Roquefort en ce qui concerne notamment la durée et les conditions d'affinage dans et hors des caves naturelles du Combalou. Il s'est engagé à tout mettre en œuvre pour que la révision de la délimitation soit acquise dans un délai qui n'excède pas 5 ans, les experts étant déjà à l'œuvre.
Il a validé les conclusions de la commission d'enquête missionnée pour établir la liste des ateliers qui bénéficieront d'une dérogation temporaire à l'obligation de préemballage dans l'aire d'appellation Comté, disposition qu'il avait votée fin 98.
Il a fait le point sur les conséquences de la jurisprudence européenne reprise à son compte par le conseil d'état à propos du Bleu du Vercors-Sassenage pour lequel le conseil d'état a confirmé la position de l'INAO quant au choix du nom de l'appellation.
Source : Communiqué de presse de l'INAO.

- USA : Chantage au Roquefort.

Dans l’affaire du bœuf aux hormones qui oppose les Etats-Unis à l’Union Européenne, les producteurs d’échalote, de foie gras, de roquefort et de moutarde toujours dans l’attente de la levée des sanctions. Les représentants des produits alimentaires français sanctionnés par les américains depuis le 29 juillet, multiplient les entretiens afin de trouver une issue à cette crise qui s’installe dans la durée. Des entretiens encourageants...Récemment reçus par M. Claude Chéreau (Conseiller pour l’Agriculture, la Pêche et la Consommation auprès de Lionel Jospin) avant son départ pour les Etats-Unis avec le Ministre de l’Agriculture Français, et par M. Pierre Defraigne (Chef de Cabinet de Pascal Lamy à la Commission Européenne), les producteurs et industriels de la moutarde, du roquefort, du foie gras et de l’échalote ont appris que des négociations entre les Etats-Unis et l’Europe étaient en cours. Sous la pression des producteurs de bœuf américain, les Etats-Unis ont accepté de revoir leur position. En effet, depuis le 29 juillet (date de mise en application des sanctions), les douanes américaines perçoivent finalement peu de taxe puisque les produits français concernés ont été contraints de réduire leurs exportations. Les Etats-Unis seraient donc prêts à réfléchir à la proposition de l’Europe qui consisterait à remplacer les sanctions par des compensations commerciales en attendant les résultats des expertises scientifiques sur l’éventuelle nocivité des hormones.… mais une situation économique inquiétante. Depuis le 29 juillet 1999, les Etats-Unis imposent des droits de douane de 100% sur des produits gastronomiques européens représentant une valeur globale de 116.8 millions US dollars. Les conséquences économiques sont catastrophiques et les investissements commerciaux et marketing engagés sur le marché américain sont d’ores et déjà anéantis. Il faudra plusieurs années d’efforts pour retrouver les parts de marché perdues au profit de concurrents étrangers. Enfin, à Roquefort où les Etats-Unis représentent le 2ème marché d’exportation (440 tonnes exportées pour un chiffre d’affaires de 30 millions), deux entreprises sont gravement touchées dont un petit producteur qui exportait jusqu’au 29 juillet un quart de sa production annuelle soit 100 tonnes pour 400 produites. Depuis cette date, aucun kilo de Roquefort seul produit au lait cru à être autorisé sur le marché américain, n’a été exporté. Bien déterminés à ce que cette surtaxe soit rapidement levée, les représentants de l’échalote, de la moutarde, du roquefort et du foie gras vont poursuivre dans les semaines à venir leurs entretiens. Ils ont notamment demandé à être reçus par M. Alain Berger (Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture Français) et M. David Byrne (Commissaire Européen en charge de la Santé et de la Protection des Consommateurs). (Février 2000)

- Vers une révision de la loi Galland.

Le 13 janvier dernier se sont tenues à Bercy les Assises du Commerce et de la Distribution clôturées par le Premier ministre Lionel Jospin. Celui-ci est intervenu pour annoncer un certain nombre de mesures destinées à corriger les abus dénoncés par les producteurs et les PME à l’encontre de la grande distribution.Le dépôt d’un projet de loi baptisé “nouvelles régulations économiques” est prévu au Printemps. Les orientations annoncées par le Premier ministre sont les suivantes : Corriger les déséquilibres les plus marqués - le rôle de régulation des concentrations du Conseil de la Concurrence sera élargi et renforcé. Révision de la loi Galland pour prévenir les abus qui peuvent découler des positions dominantes : - Révision de la notion d’abus de “coopération commerciale” afin de davantage les sanctionner. - Dans le secteur des fruits et légumes, les opérations promotionnelles seront assujetties dans certains cas à la conclusion d’accords interprofessionnels. Le cas échéant, elles seront encadrées par des décisions réglementaires. - Mise en place de délai de préavis obligatoire lors de rupture de contrat. - Réduction des délais de paiement des fournisseurs (par application au droit français d’une directive européenne). Intervention de l’Etat pour sanctionner : - Le Ministre de l’Economie et des Finances pourra se substituer au fournisseur pour obtenir la nullité des contrats illicites, la réparation des préjudices et des amendes civiles. Création d’une Commission des pratiques commerciales et des relations contractuelles entre fournisseurs et distributeurs. (Février 2000)

- Groupe ISICA, partenaire du 6e Salon du Fromage et des Produits Laitiers.

Le 6ème salon du fromager qui s'est déroulé du 27 février au 1er mars 2000 à la Porte de Versailles et organisé dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, a permis d'assurer la promotion du fromage et des produits laitiers, auprès des professionnels. C’est donc très naturellement que le Groupe ISICA, partenaire des métiers de l’alimentaire, s’est engagé auprès de la Fédération Nationale des Détaillants en Produits Laitiers, dans cette opération. Les liens sont étroits et anciens entre cette profession et le Groupe ISICA. A l’origine dans le domaine de la retraite complémentaire et depuis ces douze dernières années, dans celui de la prévoyance collective des salariés cadres et non cadres : incapacité pour cause de maladie et accident, longue maladie, invalidité, décès, rente éducation, indemnités de départ en retraite, congés exceptionnels pour circonstances de famille. Le Groupe ISICA propose également des contrats de mutuelle-santé et des compléments facultatifs de prévoyance adaptés à la filière des produits laitiers. Espace ISICA : Stand “Les Fromagers de France” Hall 2.1 Stand A41 Sur place, un conseiller sera à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur la protection sociale. Notre borne interactive vous permettra de réaliser une simulation de votre future retraite. Groupe ISICA Internet : www.isica.fr, Minitel 3615 ISICA, Tél. : 01 53 25 25 25. (Février 2000)

- Champagne et Comté, un accord parfait.

Après le succès rencontré auprès des enfants de Longevilles-Mont d’Or, le Comté repart en croisade pour l’éducation au goût des élèves franc-comtois. Montbéliard, Prémanon, Dole, Poligny, Delle, voici quelques-unes des étapes tests avant de proposer l’expérience à plus grande échelle. Examen d’entrée réussi pour le Comté : un bon point et une multitude de dessins qui devraient donner le jour à une exposition... buissonnière. (Février 2000)

- A l’école du Comté

Près d’un millier d’amoureux du champagne ont pu apprécier ce mariage harmonieux lors de la “Grande fête des champagnes”, qui s’est déroulée début décembre au Ritz à Paris. Le Comté, seul fromage à l’honneur, a su conquérir un public déjà aguerri à la dégustation. A chaque cru de Comté son champagne millésimé... (Février 2000)

- La cause des AOP au parlement européen de Bruxelles : 30 novembre 1999.

C’est l’aboutissement de 2 années d’échanges et de concertations menés par 16 AOP fromagères unies par une même volonté de promotion et de défense des appellations d’origine européennes. Une audience devant la commission agriculture du Parlement européen de Bruxelles rend compte des travaux effectués et soulève les préoccupations qui animent les syndicats de produits participants : le rôle des AOP dans la réglementation communautaire, le contrôle et les problèmes posés par l’application de la norme EN 45011, les imitations et la notion de parasitisme, la maîtrise de l’offre en fonction de la qualité. Nous espérons tous que ce plaidoyer aura trouvé écho, pour l’avenir des AOP... AOP participant à l’action concertée : Parmigiano Reggiano, Fontina, Asiago, Montasio (Italie), Comté, Reblochon, Mont d’Or, Bleu de Gex, Abondance, Beaufort, Picodon de la Drôme et Picodon de l’Ardèche (France), Idiazabal, Manchego, Mahon, Roncal (Espagne), Azeitao (Portugal). (Février 2000)

- Savoir parler du Comté...

Une volonté de plus en plus affirmée chez les producteurs de lait.. La filière Comté, à travers son emblématique fromage, possède un potentiel d’attractivité touristique intéressant pour tous ses acteurs. Les producteurs de lait notamment, parce qu’ils sont avant tout producteurs de Comté, se veulent de plus en plus ambassadeurs de leur produit. Mais comment parler du Comté ? de sa production ? de sa fabrication ? de sa dégustation ? Autant de questions que les consommateurs se posent, auxquelles les producteurs sont confrontés régulièrement. Pour répondre à cette demande, un cursus de formation piloté en partenariat par l’Association départementale de formation et le CIGC a déjà permis à une trentaine de producteurs d’enrichir leurs connaissances et leur discours sur la filière Comté. (Février 2000)

- 1999 : Une année satisfaisante pour le Marché de Rungis.

L’année 1999 s’est déroulée favorablement pour le Marché de Rungis. La consommation de produits alimentaires a été soutenue par la conjoncture générale positive en France. Les produits carnés : Sur le marché physique, les ventes de produits carnés se sont montées à 346.700 tonnes (- 0,5% par rapport à 1998). La triperie poursuit ses progrès avec +2% en volume par rapport à 1998, alors que les ventes de volaille ont connu une évolution légèrement négative (-1,1%) en raison d’un recul en juin (-5,2%) et juillet (-9,7%) dû à la crise du poulet à la dioxine. Les produits de la marée : Les arrivages de poissons et produits de la mer (147.600 tonnes) ont baissé de 1,6% par rapport à 1998, notamment en raison de la tempête de fin d’année. Les fruits et légumes : Le marché physique des fruits et légumes est globalement stables à 1.087.000 tonnes. Les légumes ont été les plus favorisés (+1,9%) alors que les fruits enregistraient une baisse globale de 2,1%. Cette évolution générale est contrastée car les apports de fruits français ont progressé de 1% (importations : - 3,8%) et les ventes de fruits du mois d’août ont progressé de 16,8%. Les produits laitiers : Pour les produits laitiers, les ventes sur le marché physique ont été stable pour le fromage (+0,6%) en recul pour le lait et les oeufs (+6,5%) et en progrès pour le beurre (+7,5%). L’horticulture : Les produits de l’horticulture ont rencontré un marché favorable (+2,2% pour les fleurs, +0,4% pour les plantes en pots). La SEMMARIS, organisme gestionnaire du Marché de Rungis, a connu une année satisfaisante. Son chiffre d’affaires 1999 atteint 398,5 MF (+1,3% par rapport à 1998) alors que les tarifs de location n’ont pas augmenté. Les investissements bruts ont dépassé 180 MF (contre 129 MF en 1998). Le résultat brut d’exploitation devrait atteindre 21 MF (+3%). Concernant les entreprises du MIN, les éléments provisoires laissent prévoir une nouvelle progression de leur chiffre d’affaires après le bon score de 1998. Enfin l’année 1999 a également marqué les 30 années du Marché de Rungis. (Février 2000)

- La consommation alimentaire des Français.

Les ménages consacrent de moins en moins d’argent à leurs achats de nourriture et de boissons à domicile : sur longue période, l’évolution est lente mais régulière. D’après les comptes de la Nation, 16,6% de leurs dépenses de consommation en 1998 ont été affectées à l’alimentation et aux boissons, contre 18% en 1990, alors que cette part dépassait 20% en 1980. Au sein de l’alimentation, les viandes constituent toujours le premier poste budgétaire (26,7% en 1998 et 28,1% en 1990), loin devant les boissons alcoolisées et non alcoolisées (16,8% et 15,2% respectivement) et les fruits et légumes (14,6% et 15,3%). Le pain et les céréales, comme l’ensemble lait, fromages et œufs représentent toujours 12% chacun de la dépense alimentaire des ménages en francs courants. La part des poissons et crustacés est stable, elle aussi, mais bien plus faibles (6,4% en 1998). En volume, les évolutions entre 1990 et 1998 sont très contrastées selon les groupes de produits, et selon les produits au sein de ces derniers. L’ensemble sel, épices, sauces et produits divers augmente le plus (+22% au total, et davantage pour les aliments adaptés à l’enfant et diététique, ainsi que pour les assaisonnements), suivi par les boissons non alcoolisées (+20% dont +74% pour les jus de fruits et légumes). La consommation à domicile des laits, fromages et œufs progresse globalement de 11%, mais de 30% environ pour les yaourts et desserts lactés. L’opposition est forte parmi les boissons alcoolisées (+6% au total), entre les produits de haut de gamme comme les vins AOC ou VDQS (+30%) ou les champagnes et mousseux ((+23%) et les vins de consommation courante (-23%). De même, si le poste le plus important dans la consommation alimentaire, à savoir les viandes, augmente de 2,4% en volume, il faut distinguer les viandes blanches qui progressent (+12% pour les volailles et +5% pour le porc), et les viandes rouges dont la consommation diminue (-16% pour le boeuf, -15% pour le veau et -9% pour le mouton). Enfin, on notera la très faible évolution pour les fruits (+0,5%) sauf les fruits tropicaux (+21%) et la chute des huiles et graisses (-8%), seule chute enregistrée sur la période à ce niveau de nomenclature. (Février 2000)

- Isigny Sainte-Mère publie : “Le goût d’un terroir, Isigny”

Il est des noms magiques. D’abord parce que leur énonciation est plaisante, mais surtout par ce qu’ils évoquent. Un souvenir d’enfance, un parfum fugace, une saveur oubliée...En Normandie, le nom d’Isigny est de ceux-là. Qu’on le prononce pour qu’aussitôt le palais se sente en appétit... et que défile en imagination une kyrielle de savoureux produits. Car ISIGNY est synonyme de beurre, de crème onctueuse et gourmande, mais aussi de fromages dont la réputation a largement dépassé nos frontières : Camembert de Normandie, Pont l’Evêque, Livarot, Mimolette... Autant de produits qui ont façonné nos goûts, notre enfance et notre cuisine. Mais ISIGNY SAINTE MERE, ce sont aussi des hommes, des agriculteurs, fiers et soucieux de leur terroir qui ont souhaité dans les années 30 valoriser et pérenniser le fruit de leur labeur. Un pari relevé avec la création de la Coopérative Laitière d’Isigny-sur-Mer, la “petite coopérative” comme on l’appelait. Rejointe en 1980 par la Coopérative de Sainte-Mère-Eglise, à la philosophie voisine, elle a toujours maintenu le cap de la qualité. C’est cette histoire que l’Union Coopérative laitière d’ISIGNY-SAINTE-MERE a souhaité raconter dans le livre “Le goût d’un terroir, ISIGNY”. L’harmonie de l’homme et de la nature, les bocages et les prés salés bordant la baie des, les traditions culinaires et gourmandes, la bataille réussie de l’A.O.C., le combat pour la qualité...Un livre hommage à l’initiative d’ISIGNY-SAINTE-MERE rédigé par Félix Torrès, historien qui s’est plongé dans cet univers fascinant et gourmand, où se mêlent histoire, anecdotes et recettes. Titre : “Le goût d’un terroir, ISIGNY” - Editeur : Editions Ronald Hirlé - Auteur : Félix Torrès - Date de sortie : 14 décembre 99 - Nombre de pages : 160 pages - Prix : 150 F - Points de vente : librairies, Fnac, grandes surfaces.

SIAL 2000 : Un succès déjà inscrit dans les chiffres

La Commercialisation : forte progression en nombre d’exposants et en surface réservée . A dix mois du salon, le SIAL est rempli à 75%. A fin janvier, sa commercialisation est en avance de plus de 35% par rapport à la même période en 1998. A noter : parmi les nouveaux inscrits figurent Fauchon, Unisabi-Master Food Services, Spanghero Viandes, Stalaven, Kerry ingredients qui viennent s’ajouter à ceux dont le SIAL annonçait l’arrivée fin novembre, Marie surgelés, Chiquita, Gewyvital, Sogeviandes-Charral, Sabim, Soparvol, Flodor, Bonduelle. Les Pays : forte augmentation de l’international Actuellement, le Top 5 des pays qui après la France, ont réservé les plus importantes surfaces d’exposition, sont l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Grèce. Par zone géographique, les pays qui augmentent à ce jour le plus leur surface par rapport à 98 sont : Europe : l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne Amérique : le Brésil, l’Equateur et les Etats-Unis Asie : la Malaisie et l’Inde - Afrique - Moyen-Orient : le Maroc, la Tunisie, le Liban et l’Egypte Les pays qui participent pour la première fois au SIAL sont : la Bulgarie, l’Estonie, la Macédoine, la Principauté de Monaco, la Jordanie et la Slovénie. Les Régions : arrivée remarquée des régions de l’Europ Les Régions prennent de plus en plus le relais des Etats. Au SIAL, cette tendance se confirme. En plus des Régions de France qui augmentent cette année de 30% environ leurs surfaces, le SIAL 2000 accueille à ce jour la Toscane, la Sardaigne, la Vénétie et la région de Séville. Les Secteurs : excellente performance de certains secteurs Volailles, produits surgelés, charcuterie, fruits et légumes, viande sont aujourd’hui les secteurs les plus remplis. Dans ces secteurs, le taux de fidélité des exposants de 98 se situe à environ 70%. Le secteur des produits traiteurs réalise la plus forte progression, ayant déjà largement dépassé son niveau en 98.Le secteur des produits pour la restauration hors domicile, nouveauté au SIAL 2000, connaît un grand succès tant pour les stands pour les démonstrations culinaires qui sont largement réservées. Le SIAL met en place pour son édition 2000 une politique incitative de pré-enregistrement. Pour faciliter l’accès au salon des visiteurs et éviter ainsi les attentes à l’accueil, le SIAL prend plusieurs mesures : - le pré-enregistrement commencera début juin 2000 - pourront se pré-enregistrer gratuitement seuls les professionnels ayant reçu une carte d’invitation adressé par un exposant (France ou Etranger) - ceux qui ne recevront pas de carte d’invitation exposants, pourront bénéficier d’un pré-enregistrement à tarif préférentiel. Ce tarif est de 35 euros, quelle que soit la durée de sa présence sur site (une journée ou plus). - Le pré-enregistrement à tarif préférentiel pourra s’effectuer auprès des Promosalons (réseau présent dans 50 pays du monde) et sur Internet, à partir de Juin. - ceux qui ne seront pas pré-enregistrés avant le salon devront sur site après présentation de leur carte professionnelle, acquitter un droit d’entrée de 300 francs pour une journée ou 500 Francs pour deux journées et plus. Bien sûr, les visiteurs professionnels qui ne seront pas pré-enregistrés mais qui seront munis de leur carte d’invitation exposants entreront gratuitement sur le site... mais devront attendre la réalisation de leur badge pour accéder au salon. (Février 2000)